Abbé Formé, Souvenirs personnels sur la bataille de la Marne… (1916)
“ Je voyais les pleurs couler lentement des yeux de nos soldats, baigner leurs armes et arroser la terre. Spargitur et tellus lacrimis, sparguntur et arma! J'arrive à Varreddes, non sans grande difficulté. Les grosses branches des arbres qui bordent la route de chaque côté, tranchées par les obus de 75 comme par un gigantesque rasoir, la couvraient dans toute sa largeur. De nombreux cadavres jonchaient la terre. Près du pont du canal de l'Ourcq, je trouve bien alignés environ deux cents jolis paniers de shrapnells que les Allemands n'ont pas eu le temps d'emporter. ”
