Charles-Henri-Frédéric Dumont de Sainte-Croix,
Mémoires d'un détenu
(1794)
“ Les détenus ne quittent point leur chambre durant la matinée : j'ai peu vu de personnes étrangères; mais quelques moineaux cherchaient en vain des alimens sur un pavé aride; je partageais mon pain avec eux ; ils mangeaient sous mes yeux les plus petits morceaux, et après s'être disputé les plus gros, le vainqueur, tout joyeux , s'envolait avec sa proie. Du sein de la misère et de l'oppression je procurais donc des moyens d'existence à des êtres libres ! ”

