Joseph Philippe Eugène d' Eggs

Élements biographiques

Joseph Philippe Eugène d' Eggs De l'état actuel des prisons civiles de Strasbourg au point de vue sanitaire et médical (1866)

La nourriture de nos prisonniers est simple, abondante et salubre ; chaque distribution est goûtée par le directeur et plus ou moins souvent par le médecin, qui, tous les matins, examine le pain. Mal conditionné il passe vite, ne nourrit pas, use les forces au lieu de les réparer; le chyle qui s'en sépare est maigre, le sang qui le reçoit s'en appauvrit; l'énergie vitale s'éteint, l'esprit est abattu, l'âme s'indigne et s'ulcère. Il est naturel que le prisonnier prenne en haine qui le nourrit mal; de là vient que la morale
Source : Gallica

Joseph Philippe Eugène d' Eggs De l'état actuel des prisons civiles de Strasbourg au point de vue sanitaire et médical (1866)

Il importe de montrer ce qu'est aujourd'hui le régime disciplinaire des prisons départementales, tel qu'il a été déterminé par les règlements. Toutes les mesures disciplinaires tendent à faire régner l'ordre dans la prison, à mettre obstacle à la corruption des détenus, à assurer la liberté morale du prévenu et de l'accusé, enfin, à soumettre le condamné à une discipline répressive sans inhumanité, suivant le vœu de la loi.
Source : Gallica

Joseph Philippe Eugène d' Eggs De l'état actuel des prisons civiles de Strasbourg au point de vue sanitaire et médical (1866)

Victime de son dévouement au devoir, le professeur Marchai, alors médecin en chef, deux sœurs de charité, quatre gardiens et plus de cent détenus succombèrent. C'était un spectacle affligeant de voir, pendant quinze mois, cent cinquante à deux cents malades dans des infirmeries à peine faites pour en contenir soixante ! Les employés, les sœurs de charité se multipliaient et redoublaient de zèle en présence du fléau.
La population de la ville et l'administration s'étaient émues de cette mortalité effrayante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature