Joseph Philippe Eugène d' Eggs, De l'état actuel des prisons civiles de Strasbourg au point de vue sanitaire et médical (1866)
“ La nourriture de nos prisonniers est simple, abondante et salubre ; chaque distribution est goûtée par le directeur et plus ou moins souvent par le médecin, qui, tous les matins, examine le pain. Mal conditionné il passe vite, ne nourrit pas, use les forces au lieu de les réparer; le chyle qui s'en sépare est maigre, le sang qui le reçoit s'en appauvrit; l'énergie vitale s'éteint, l'esprit est abattu, l'âme s'indigne et s'ulcère. Il est naturel que le prisonnier prenne en haine qui le nourrit mal; de là vient que la morale ”
