Eugène de Porry

Élements biographiques

Eugène de Porry,  Alfred de Vigny. Étude morale et littéraire… (1864)

“ C'est sur les genoux du soldat-gentilhomme, au récit émouvant de ses campagnes et à la vue de ses glorieuses blessures, qu'Alfred de Vigny prit le germe de cet enthousiasme fiévreux pour le jeu sanglant des batailles, passion qui lutta longtemps avec les entraînements plus doux et plus pacifiques de la muse, qui, dès son enfance, avait commencé à gazouiller dans son cœur. D'ailleurs, l'âme ardente et impressionnable d'un poète subit
toujours plus fortement que les autres l'influence de l'atmosphère morale où le sort l'a placée.
”
Source : Gallica

Eugène de Porry,  Alfred de Vigny. Étude morale et littéraire… (1864)

“ Bien au contraire, le vrai poète a trop de sensibilité pour être indifférent ou égoïste en présence des événements dont il est témoin; mais, comme il est altéré de la sublime soif de l'idéal, et voit les choses de loin .et de haut, non comme elles sont, mais comme elles devraient être, le poète ne pourrait servir une idée politique sans épouser, pour ainsi dire, une dissonance; car un système politique a le côté vrai et aussi le côté faux, parce qu'il est fatalement incomplet, vu l'essence bornée des choses de ce monde et les imperfections de la nature humaine. ”
Source : Gallica

Eugène de Porry,  Alfred de Vigny. Étude morale et littéraire… (1864)

“ Dolorida, je meurs 1. Une flamme inconnue, Errante, est de mon sang jusqu'au cœur parvenue.
Mes pieds sont froids et lourds, mon œil est obscurci; Je suis tombé trois fois en revenant ici 1.
Hélasl devant la mort montre un peu d'indulgence I Mais l'épouse trahie reste inflexible, et répond d'une voix dure: La mort n'est que la mort, et n'est pas la vengeance 1 Le mari repentant continue de lui exprimer, d'une voix faible et mourante, ses regrets et son amour : Écoute-moi I. Je veux Que ton âme apaisée entende mes aveux.
”
Source : Gallica

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