François Saint-Cyr, Mémoire sur les conditions et le mécanisme de la résolution de la phlébite avec conservation du canal veineux… (1856)
“ La saignée, Messieurs, est une opération en quelque sorte banale de notre chirurgie ; les hommes les plus étrangers aux sciences médicales la pratiquent pour ainsi dire journellement ; maréchaux , empiriques, marchands de chevaux , cochers , propriétaires : tous croient avoir assez d'habileté pour se servir de la flamme; et comme, dans leur opinion, une saignée, si elle ne fait pas de bien, ne saurait faire de mal, ils en usent avec une prodigalité qui fait le plus singulier contraste avec la répugnance que la plupart témoignent à l'idée seule de voir répandre leur propre sang. ”
