Félix Laprie Oraison funèbre de l'abbé Alexis Ferran… (1887)

L'arrivée de l'abbé Alexis Ferran produisit chez son oncle un
renouvellement de vie, et comme une sorte d'arrière-jeunesse. En dépit de la différence des âges, ces deux âmes se lièrent si étroitement qu'elles se fondirent, pour ainsi dire, l'une dans l'autre, de manière à ne faire qu'un. Tout ce que saint Ambroise a écrit de plus suave sur l'amitié des prêtres entre eux, se réalisa entre le curé de Captieux et son vicaire. C'était l'idéal de la cordialité mutuelle.
Le jeune vicaire vénérait son vieil oncle autant qu'il l'aimait et qu'il en était aimé.
Source : Gallica

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Paul Rigagnon… (1871)

C'est une belle âme qui a dit que Dieu sent en lui-même un poids qui l'entraîne vers ce qui est petit. Le cœur du Curé de Saint-Martial était incliné de la même façon et suivait la même loi. Pouvait-il en être autrement avec la foi qui l'animait ? Cette foi, elle lui faisait voir dans les petits, dans les pauvres la dignité même de J.-C. cachée dans leurs personnes comme sous les voiles d'un sacrement, et c'est à cette dignité qu'il rendait hommage en leur rendant hommage à eux-mêmes.
Source : Gallica

Félix Laprie Eloge funèbre de l'abbé Ariste Dupouy… (1868)

Le mal gagna du terrain, il marchait à grands pas. L'abbé Dupouy demanda le Saint Viatique et la dernière onction qu'il reçut des mains de son père spirituel. A partir de ce moment, ses pensées ne vinrent plus se poser sur la terre, elles planaient là-haut dans les plus pures régions de l'espérance,
aux confins du Ciel où lui souriaient des images connues et aimées. Il nomma plusieurs fois l'une d'elles ; au milieu de ses plus grandes douleurs, montrant à son frère le bonnet de malade qui serrait sa tête. « Tu vois, disait-il, en essayant un sourire, c'est le bonnet de ce bon M. l'Hotelier. »
Source : Gallica

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