Résumé

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Paul Rigagnon… (1871)

C'est une belle âme qui a dit que Dieu sent en lui-même un poids qui l'entraîne vers ce qui est petit. Le cœur du Curé de Saint-Martial était incliné de la même façon et suivait la même loi. Pouvait-il en être autrement avec la foi qui l'animait ? Cette foi, elle lui faisait voir dans les petits, dans les pauvres la dignité même de J.-C. cachée dans leurs personnes comme sous les voiles d'un sacrement, et c'est à cette dignité qu'il rendait hommage en leur rendant hommage à eux-mêmes.
Source : Gallica

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Paul Rigagnon… (1871)

Il vit et il vit dans la paix, dans la paix éternelle.
Dans la paix éternelle ! S'il en est de la sorte , si vous êtes entré dans l'éternel repos avec Lazare autrefois pauvre, aujourd'hui glorifié, Cum Lazaro quondam paupere ; ô Homme de Dieu ! ô Homme du peuple ! ô bon Prêtre de Jésus-Christ, du haut du ciel que vous habitez, du rivage de la bienheureuse patrie, paraissez pour clore ce long discours, paraissez une dernière fois aux yeux de ceux qui vous appelaient leur père, leur frère, leur ami, et que vous avez laissés en proie à de si cruelles angoisses.
Source : Gallica

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Paul Rigagnon… (1871)

Toujours il en sera ainsi : quiconque vous aime, Seigneur Jésus, aimera aussi le pauvre peuple , et qui ne vous aime pas ne l'aimera jamais qu'à demi.
Se sentir respecté, se sentir aimé, ce n'est pas assez pour le pauvre peuple ; il a un troisième besoin qui est d'être servi, secouru, dans la double indigence de son àme et de son corps, dans son indigence morale et dans son indigence matérielle. — Or, c'est ici, et je m'en aperçois, que vous m'attendiez depuis longtemps ; c'est ici que vous m'attendiez pour me voir rendre à l'abbé Rigagnon le témoignage qui vous est le plus à cœur
Source : Gallica

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