Résumé

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Guillaume Larrieu… (1876)

Il faut de ces jeunes gens faire des âmes d'anges, et quand on en afait des âmes d'anges, il faut en faire des âmes de prêtres ; et voilà quel fut le constant travail de M. Larrieu, pendant quarante années. Quarante années durant, il mit à ce travail tout ce qu'il possédait de ressources dans son esprit et dans son cœur. Tout, de sa part, tendait à ce but : faire des anges, et, par dessus, des prêtres. Je dis pardessus, et ce n'est pas vous, Messieurs, qui vous étonnerez de ma parole. Vous savez, en effet, que Dieu a placé la dignité des prêtres au-dessus de celle des anges.
Source : Gallica

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Guillaume Larrieu… (1876)

Ainsi illuminé, saint Thomas d'Aquin, les yeux levés en haut et plongés dans l'immensité, a l'air de vouloir s'ouvrir, à travers l'obscurité de nos dogmes, des perspectives sans limites.
Ce portrait de saint Thomas d'Aquin est aussi le portrait de la science dont il s'agit, le portrait de la Théologie.
La Théologie ! la science par excellence, la science la plus digne de passionner l'esprit de l'homme, et celle qui
marque le progrès ou la décadence d'une nation, suivant le degré de popularité ou d'impopularité qu'elle y rencontre.
Source : Gallica

Félix Laprie Éloge funèbre de l'abbé Guillaume Larrieu… (1876)

Mais quand il s'agissait non plus des livres et de ce qu'ils renferment, mais des âmes, oh ! alors tout scepticisme avait disparu, pour faire place à l'accent du respect et de la piété attendrie.
M. Larrieu aurait facilement inventé la parole de sainte Catherine de Sienne : « Si nous savions ce que c'est qu'une âme, nous voudrions cent fois par jour mourir pour la sauver. » Il eût été capable d'ajouter: « Cent fois par jour pour une âme quelconque, deux cents fois pour une âme de séminariste. »
Les âmes des séminaristes !
Source : Gallica

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