Résumé

Félix Laprie Oraison funèbre de l'abbé Alexis Ferran… (1887)

L'arrivée de l'abbé Alexis Ferran produisit chez son oncle un
renouvellement de vie, et comme une sorte d'arrière-jeunesse. En dépit de la différence des âges, ces deux âmes se lièrent si étroitement qu'elles se fondirent, pour ainsi dire, l'une dans l'autre, de manière à ne faire qu'un. Tout ce que saint Ambroise a écrit de plus suave sur l'amitié des prêtres entre eux, se réalisa entre le curé de Captieux et son vicaire. C'était l'idéal de la cordialité mutuelle.
Le jeune vicaire vénérait son vieil oncle autant qu'il l'aimait et qu'il en était aimé.
Source : Gallica

Félix Laprie Oraison funèbre de l'abbé Alexis Ferran… (1887)

Et vous, pins de nos forêts, gémissez, lamentez-vous, car l'antique cèdre, qui étendait sur toute la contrée son ombre protectrice, a fini par tomber; Ulula abies, quia cecidit cedrus.
En perdant le curé de Captieux, c'est son principal ornement que notre contrée a perdu. Dans cette perte, où chacun de mes auditeurs a sa part, que n'ai-je pas perdu moi-même ! Si l'émotion me gagne, si les larmes obscurcissent mes yeux, ne vous en étonnez point. Dès ma première enfance, je connus et j'aimai le très bon prêtre qui est aujourd'hui l'objet de cette lugubre pompe.
Source : Gallica

Félix Laprie Oraison funèbre de l'abbé Alexis Ferran… (1887)

D'élève des Pères de la Foi, Alexis Ferran devint donc, sans presque s'être aperçu de la transition, l'élève des Jésuites.
Ceux-ci n'en eurent pas de plus distingué par la piété, par l'amabilité du caractère, par les succès académiques. Ils n'en eurent pas non plus de plus cordialement affectionné à leurs personnes, eux qui pourtant connaissent si bien l'heureux secret de captiver l'affection de leurs disciples! « Nos bons Pères », telle est l'expression dont se servait toujours l'abbé Ferran quand il parlait des Jésuites.
Source : Gallica

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