Résumé

C. Narbey L'Église française à Clichy et à Boulogne-sur-Seine (1890)

L'abbé Boissenot, vicaire génénal de l'abbé Chatel, avait dit la messe en français dans la chapelle du Bief-d'Etoz, construite par ses aïeux sur la paroisse de Charmauvillers. Il avait fait des exhortations en faveur des changements, qu'il représentait comme une beauté de plus dans la religion. Mais les habitants de ces montagnes étaient trop attachés à l'ancienne foi pour ne pas pousser un cri d'horreur, et pour ne pas détourner du schisme ceux que la complaisance ou la curiosité avaient fait assister aux premières réunions, d'ailleurs peu nombreuses.
Source : Gallica

C. Narbey L'Église française à Clichy et à Boulogne-sur-Seine (1890)

Ils n'étaient, plus d'accord que sur un point : renverser l'autorité du pape. L'abbé Chatel retenait encore à son profit la suprématie épiscopale, car il s'appelait fastueusement « évêque primat de l'église française. » L'abbé Auzou supprimait ce titre ambitieux; il s'intitulait curé par l'élection du peuple et président de l'église française. Il ne voulait plus d'évêque ; mais il s'attribuait l'omnipotence d'un chef suprême. Dans sa profession de foi de l'année 1833, il affirmait que les prêtres avaient autant de pouvoir que les évêques.
Source : Gallica

C. Narbey L'Église française à Clichy et à Boulogne-sur-Seine (1890)

On allait à la messe à Asnières ; on y faisait baptiser les enfants; on conduisait les morts au cimetière de Clichy. Ce qui causait le plus de peine, c'était que les morts étaient enterrés sans prière et sans cérémonie : les enterrements civils faisaient horreur à tous. Au bout de deux ou trois mois, les plus exaltés allèrent demander un curé à l'abbé Chatel, qui avait établi l'église française au faubourg Saint-Martin, et s'efforçait d'attirer sur lui l'attention publique.
Source : Gallica

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