Jean Pierre Harmand de Montgarny

Élements biographiques

Jean Pierre Harmand de Montgarny Félébriologie, ou Dissertation physique… (1806)

La pitié qu'inspire la vue d'une frêle créature, qui ne peut rien par elle-même, imprime dans le cœur un vestige de tendresse qui s'efface difficilement. Qu'il est donc heureux pour un enfant d'être allaité par sa propre mère !
Les soins de l'allaitement attachent les enfans à leur mère : ils se font une habitude d'aimer celle qui veille à leurs besoins. Il est dur à une mère de s'exposer à partager un sentiment aussi tendre avec une étrangère : on peut juger de la vivacité de cette première passion , par la peine qu'on a à faire oublier à l'enfant sa nourrice.
Source : Gallica

Jean Pierre Harmand de Montgarny Félébriologie, ou Dissertation physique… (1806)

Il n'est rien , dit Buclzan, de si contraire à l'ordre de la nature que de voir une mère, ou se croire au-dessus des soins qu'elle doit à son enfant, ou assez ignorante pour ne pas connaître les devoirs qu'il exige d'elle. La nature entière n'offre rien de semblable. Tous les autres animaux nourrissent leurs petits, et on les voit tous venir à bien. Si les animaux faisaient élever leurs petits par des étrangers, on les verrait partager le sort des enfans de l'espèce humaine.
Source : Gallica

Jean Pierre Harmand de Montgarny Félébriologie, ou Dissertation physique… (1806)

Qu'il est besoin que les mères nourrissent de lait leurs enfans, et qu'elles-mêmes leur donnent les mamelles : car elles les nourriront avec plus d'affection, plus de soin et de diligence : comme celles qui les aimeront plus du dedans, et, comme l'on dit en commun proverbe dès les tendres ongles. Là où les nourrices ou gouvernantes n'ont qu'un amour supposé et non naturel, comme celles qui aiment pour un léger mercenaire. La nature même nous montre que les mères sont tenues d'allaiter et nourrir elles-mêmes ce qu'elles ont enfanté
Source : Gallica

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