Jean Pierre Harmand de Montgarny, Félébriologie, ou Dissertation physique… (1806)
“ La pitié qu'inspire la vue d'une frêle créature, qui ne peut rien par elle-même, imprime dans le cœur un vestige de tendresse qui s'efface difficilement. Qu'il est donc heureux pour un enfant d'être allaité par sa propre mère ! Les soins de l'allaitement attachent les enfans à leur mère : ils se font une habitude d'aimer celle qui veille à leurs besoins. Il est dur à une mère de s'exposer à partager un sentiment aussi tendre avec une étrangère : on peut juger de la vivacité de cette première passion , par la peine qu'on a à faire oublier à l'enfant sa nourrice. ”
