Mihail Ûrʹevič Lermontov, Essais poétiques. Le Démon, récit oriental… (1889)
“ Le grand ciel ténébreux se couronne d'étoiles, Et l'oeil ne voit ni port, ni falaises, ni voiles !... Voici l'instant fatal où l'être torturé Pousse, comme un appel, un cri désespéré ; C'est le dernier combat et la lutte sublime D'un coeur auquel la mort montre son grand abime, Et que bercent toujours — même au bord du tombeau L'amour de l'idéal et le culte du beau !... L'oeil n'aperçoit plus rien sous cet immense espace ; Dans l'air ou sur les flots, pas un oiseau qui passe ; Sous le ciel étoile pas un être vivant, Rien que l'océan bleu soulevé par le vent. ”
