Théodore Nicolesco

Élements biographiques

Théodore Nicolesco,  L'État voiturier, étude sur le rachat des chemins de fer et leur exploitation par l'État… (1882)

“ Et, dans tous les cas, ce mode des Compagnies fermières aurait toujours l'inconvénient de faire élever les tarifs; puisque, outre les charges du rachat et de l'exploitation, il faudrait demander au public l'argent nécessaire pour rémunérer le capital social. A vrai dire, le système des Compagnies fermières n'est pas un système, c'est un simple expédient menant plus ou moins vite à l'exploitation par l'État. Que les partisans du rachat le confessent ; ils veulent rendre l'État maître des tarifs, ce qui entraîne cette conséquence forcée que l'État doit exploiter lui-même. ”
Source : Gallica

Théodore Nicolesco,  L'État voiturier, étude sur le rachat des chemins de fer et leur exploitation par l'État… (1882)

“ Néanmoins si le système du rachat triomphait, voilà l'énorme réseau qui tomberait, dans un délai relativement bref, entre les mains de l'État.
S'imagine-t-on ce que serait cette administration colossale ayant un budget de plus d'un milliard et demi, employant plus de 300,000 agents, à la tête d'une exploitation purement commerciale? En laissant de côté la question de l'abaissement des tarifs que j'examinerai plus loin, il y a des gens que ce formidable outil gouvernemental n'effraye pas trop. Ils y trouvent au contraire des beautés qu'un esprit peu politicien ne saurait soupçonner.
”
Source : Gallica

Théodore Nicolesco,  L'État voiturier, étude sur le rachat des chemins de fer et leur exploitation par l'État… (1882)

“ Il est absolument indéniable que l'État exploite d'une façon plus coûteuse que l'industrie privée ; je dirai plus tard à quelles causes j'attribue cette différence. Je ne veux pas rappeler le fameux exemple du rachat des lignes du Luxembourg où, par le seul fait de la substitution de l'Etat à une Compagnie, et malgré une augmentation de 5 pour 100 dans la recette kilométrique, le coefficient d'exploitation monta subitement de 21 pour 100 en un an ; mais on a maintes fois démontré qu'en Belgique, le coefficient d'exploitation de l'État était de 14 pour 100 plus élevé que celui des Compagnies. ”
Source : Gallica

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