Urbain Desvaux

Élements biographiques

Urbain Desvaux Question du timbre et de la poste pour les journaux…

LES LECTEURS DES JOURNAUX NON TIMBRÉS ET CEUX QUI JUGENT.
Les lecteurs de la presse populaire (et ceux-là, ils s'appellent non pas Légion, mais Myriades, mais Millions) , vous savez ce qui vous attend de leur part, vous qui voulez doubler leur dépense d'éducation, c'est-à-dire leur enlever le journal bien aimé ; les séparer de leur ami Tony Révillon, de leur ami Thomas Grimm, de leur ami Timothée Trimm. Ce qui vous attend, ne l'ignorez pas, c'est la haine, c'est l'anathème. Ils crieront et proclameront que votre impôt est inique, oppresseur, odieux.
Source : Gallica

Urbain Desvaux Question du timbre et de la poste pour les journaux…

Les sujets traités, ce sont, à part la politique, ceux qui intéressent tout le monde, qui remplissent à moitié les grands journaux. La décence, les convenances sont toujours respectées, et s'il y a beaucoup de récits de crimes, des feuilletons à sentiments quelque peu exagérés, reproduits et peints avec des couleurs voyantes, c'est, le goût des lecteurs qui impose ces exagérations. Les gens peu lettrés, comme les enfants, ne comprennent pas les nuances. Au reste, sous ce rapport, la littérature des petits journaux n'en doit guère à celle de la grande presse.
Source : Gallica

Urbain Desvaux Les Lecteurs du journal à un sou à MM. les députés des départements… (1868)

Maintenant parlons du prix des journaux.
Les Grands se vendent 15 centimes ; ils coûtent à faire environ 5 centimes ; ils paient d'impôt 6 centimes, qu'on va réduire à 5 ; il reste en bénéfice 5 centimes pour le journaliste et le marchand, ce qui, ajouté aux annonces, fait un très-beau profit, quand le journal a du succès.
Supposons qu'on supprime l'impôt du timbre et qu'on ne fasse plus payer ce journal que 10 centimes; on n'en vendra guère plus, les riches ne regardent pas à la dépense d'un sou de plus ou de moins.
Source : Gallica

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