V. Bardoux

Élements biographiques

V. Bardoux Lettre à Mayeul Desroches, vigneron à Souvigny… (1865)

Hoche, Kléber, Desaix, Béranger, n'ont été anoblis que par le peuple, et quoique n'ayant jamais été précédés d'aucuns titres, leurs noms n'en sont pas moins glorieux. Vous êtes fier, vous, père Desroches, d'avoir été le compagnon d'armes de Ney, Soult, Suchet, Masséna, Davoust, et vous prononcez avec respect ces noms illustres sans avoir retenu le souvenir des titres dont ils furent décorés. Voilà la vraie noblesse, et le peuple qui n'est point ingrat ne la refusera jamais à ceux qui lui rendent des services, soit dans la paix, soit dans la guerre.
Source : Gallica

V. Bardoux Lettre à Mayeul Desroches, vigneron à Souvigny… (1865)

Sire, ils n'ont point gardé rancune de cette tourmente passagère. Il y a dans ce parti, des bonnes têtes à qui l'entraînement des masses populaires vers vous a démontré qu'entre la démocratie et l'empire, il y avait une alliance naturelle que l'avenir pouvait rendre intime, indissoluble. Ils ont instinctivement compris que si la force et le droit résidaient en eux, ils ne pouvaient mieux faire que de vous en déléguer l'exercice.
Source : Gallica

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