Résumé

A.-Jacques Parès Relation inédite de la fusillade du Champ-de-Mars… (1932)

Chacun rentre précipitamment dans la ville. On fait ranger le long d'un mur tous les malheureux restés au Champ-de-Mars. Les troupes les investissent de côté et d'autre, et une compagnie de chasseurs placés devant eux les fusille jusqu'à ce que tous paraissent morts et sans même s'embarrasser de leur donner la sépulture. Après les avoir dépouillés, on les laisse là pendant la nuit. La fraîcheur en rappelle quelques-uns à la vie, qui, tout blessés qu'ils étaient, parviennent, à la faveur des ténèbres, à gagner quelques maisons de campagne isolées, qui deviennent leur asile.
Source : Gallica

A.-Jacques Parès Relation inédite de la fusillade du Champ-de-Mars… (1932)

La ville de Toulon sera rasée, c'est là l'intention de nos collègues, et c'est là aussi, je crois, le vœu de la Nation.
Que ceux dont l'âme n'est pas assez forte pour voir sans pitié ce grand acte de justice nationale; que ceux qui, par un faux et coupable sentiment d'humanité, oseraient gémir encore sur le sort des habitants de cette infâme cité, que ceux-là viennent voir les tristes restes de nos frères morts pour le triomphe de la Patrie. C'est sur eux qu'ils doivent verser des pleurs, s'il leur en reste encore à répandre qui soient dignes de la Patrie.
Source : Gallica

A.-Jacques Parès Relation inédite de la fusillade du Champ-de-Mars… (1932)

Dans le souvenir de l'Empereur, les « Patriotes Opprimés », ex-prisonniers du « Thémistocle », se confondent avec un « Tribunal nommé par les Représentants du Peuple » ; on n'aurait convoqué au Champ-de-Mars que les seuls Toulonnais qui « avaient « eu de l'emploi dans l'Arsenal du temps des Anglais », et aussitôt réuni, « le Tribunal Révolutionnaire, en plein champ, les condamna à mort ».
Source : Gallica

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