A.-Jacques Parès, Relation inédite de la fusillade du Champ-de-Mars… (1932)
“ Chacun rentre précipitamment dans la ville. On fait ranger le long d'un mur tous les malheureux restés au Champ-de-Mars. Les troupes les investissent de côté et d'autre, et une compagnie de chasseurs placés devant eux les fusille jusqu'à ce que tous paraissent morts et sans même s'embarrasser de leur donner la sépulture. Après les avoir dépouillés, on les laisse là pendant la nuit. La fraîcheur en rappelle quelques-uns à la vie, qui, tout blessés qu'ils étaient, parviennent, à la faveur des ténèbres, à gagner quelques maisons de campagne isolées, qui deviennent leur asile. ”
