George Duruy, éd.

Résumé

George Duruy, éd. Revue des Deux Mondes

« Vous êtes, me dit-il, l’homme essentiel du Directoire, l’homme de la guerre pour remplacer Carnot ; vous êtes la tôle et le bras du Directoire. Si j’avais le bonheur de devenir votre collègue, moi, je me glorifierais de vous obéir en tout comme un enfant obéit à son père. »
L’illusion de ma paternité n’allait pas jusqu’à me faire croire que je trouvasse dans Talleyrand un fils fort tendre ni un homme bien capable pour remplir la place de Directeur. J’aurais voulu d’ailleurs le faire membre du Directoire, que je n’aurais pu en venir à bout.
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George Duruy, éd. Revue des Deux Mondes

Comment le stoïcien Carnot, amant de la vérité, a-t-il pu lui manquer aussi complètement, en proclamant qu’il la rétablissait ? O irritabilité même de l’honnête homme ! elle le porte à s’ignorer et à paraître ignorer les choses mêmes qu’il avance contre les autres, et qui se trouvent revenir contre lui-même par la seule lecture de ses assertions.
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George Duruy, éd. Revue des Deux Mondes

Que va-t-il devenir vis-à-vis d’Augereau et du Directoire qui lui ont donné leur confiance ? « Vaincre ou périr, mon général : il faut emporter la place et les hommes », dit. à Verdière son aide de camp, homme de tête et de cœur plus que son chef. A la voix de son aide de camp, Verdière remonte avec les siens. On frappe ; on est obligé d’enfoncer la porte, que les inspecteurs avaient barricadée. On arrive à eux, on leur porte la main au collet : une lutte s’engage, ils succombent au nombre, on les attache, et on les jette dans des fiacres pour les mener au Temple.
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