“ Le triumvir traversa les vastes salles désertes ; de loin en loin un soldat de la garde de Cléopâtre se levait sur son passage et le saluait, un genou en terre, en abaissant devant lui la pointe de son glaive ; à mesure qu’il avançait, une inquiétude plus poignante le saisissait et, hâtant le pas, il pénétra dans l’appartement même de la reine. ”
Triumvir
Définition et enjeux
Citations sur “triumvir”
“ Taïa se prosterna. Des paroles d’amour, des lambeaux d’hymne lui montaient à la fois aux lèvres ; elle s’abîmait en une extase faite de désirs mystiques et de frissons sensuels. Kaïn, resté debout, lui frappa rudement sur l’épaule. « Si tu veux rejoindre la reine, il est temps, dit-il. J’ai ordre d’aller à la recherche du triumvir et de le ramener près de Cléopâtre ; — car c’est lui, mort ou vivant, et non point toi que la reine désire voir à cette heure. » ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Le Tr. gambiense fournit de nombreux exemples de ces variations dans la virulence générale : le sang, ou le liquide céphalo-rachidien, retiré à l'homme atteint de cette maladie, et renfermant le parasite, parfois n'infecte pas les espèces animales inoculées, rat, cobaye, etc. ; d'autres fois, il leur donne une infection à marche chronique, se terminant souvent par la guérison; enfin, dans certains cas, le trypan. se montre d'emblée doué d'une virulence assez grande pour les espèces reconnues sensibles. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Chez une souris de 15 à 20 gr., si l'on injecte 1 cc. de sérum ou 0 gr. 10 de poudre de sérum desséché, on voit disparaître les trypan. en 24 ou 36 heures. Au bout de 8 à 10 jours les trypan. reparaissent en général 3. Une souris guérie du surra après une seule injection de sérum humain (10 cgr. de poudre de sérum desséché) n'avait pas l'immunité; une nouvelle inoculation du virus a produit, chez elle, une infection qui s'est terminée par la mort et dont la marche a été seulement un peu plus lente qu'à l'ordinaire. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Il suffit pour produire l'infection d'inoculer une très petite quantité de virus, mais la quantité des trypan. inoculés a une influence manifeste sur l'évolution de la maladie. Si l'on injecte à une souris du sang très pauvre en trypan., l'incubation sera longue et la durée totale de la maladie atteindra ou dépassera 10 jours; si l'on injecte à forte dose du sang riche en trypan., la durée de l'incubation sera très courte et la mort arrivera souvent le cinquième jour après l'inoculation ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1904)
“ On pouvait penser, a priori, que Trypan. gambiense, qui se développe dans le sang de l'Homme, comme dans celui de beaucoup d'autres Mammifères, ne serait pas influencé par le sérum humain, contrairement à ce qui arrive pour les Trypanosomes du Nagana, du Surra et du Caderas, maladies pour lesquelles l'Homme possède l'immunité naturelle. C'est en effet ce qui ressort de nos observations. Le sérum humain injecté, à la dose de 0 gr. 20 à 0 gr. 30 de poudre, à des rats de 170 à 200 grammes infectés de Trypan. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Les arsenicaux agissent faiblement; tel est le cas de l'atoxyl, de l'arsacétine (W. Thomas, Wenyon, Laveran) . L'orpiment, qui est si actif dans les infections à Tr. congolaise du cobaye, l'est beaucoup moins dans les infections à Tr. dimorphon; il est nécessaire de lui associer un émétique pour obtenir des guérisons (Laveran) 1. Les couleurs bleues de benzidine, actives dans le nagana ou le surra des souris, ne le sont plus du tout dans les infections à Tr. dimorphon des mêmes animaux. Le trypanrot, le rouge a. sont efficaces (Wenyon) 2. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ C'est avec celte race que Gonder a pu traiter le problème du sort des races résistantes chez l'hôte invertébré (voir chapitre IX, p. 216) : nous avons vu que les races perdent leur résistance au cours de leur évolution chez le pou du rat, alors qu'elles la conservent en cultures ou par passages par rat. L'IMMUNISATION PASSIVE EST-ELLE DURABLE? — Les rats, qui ont évité l'infection à trypan., grâce au sérum préventif, ont-ils acquis une immunité solide? Nous avons inoculé tous nos rats à immunité passive, dans la seconde semaine qui a suivi l'expérience, avec du sang à trypan. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1904)
“ On a essayé de ces deux méthodes pour immuniser les animaux contre le Nagana. 1° RECHERCHE D'UN SÉRUM IMMUNISANT. - Le sérum humain a, pour le Nagana, un pouvoir préventif très faible. Si, à une souris, on inocule 1 /10 de ce de sang à Trypanosomes mélangé à 4/10 de cc de sérum humain, ou à une dose plus forte, l'animal ne s'infecte pas ; il en est parfois de même lorsque le virus et le sérum sont injectés simultanément sur deux points différents du corps; mais, ici, le résultat n'est pas constant : il arrive que l'infection se produit avec un retard. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Lewisi et ayant supporté ensuite, sans présenter de nouvelle infection, 4 à 5 injections de sang de rat, ou mieux de souris, riche en trypan. Quelques minutes après l'introduction du virus dans le péritoine, les trypan. sont agglutinés; parfois même leurs mouvements sont moins vifs. Mais on n'observe jamais de destruction extracellulaire. La phagocytose, qui commence déjà 2-3 min. après l'injection, est au maximun au bout de 10-20 minutes. Peut-on obtenir l'état d'immunité active des rats sans passer par l'infection? ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Cette difficulté qu'on éprouve à mettre en évidence les trypan. chez les animaux traités, va sans doute en s'atténuant à mesure qu'on s'éloigne du moment du traitement et quand la période d'immunité dont nous venons de parler a disparu. C'est dans ce cas seulement qu'il est intéressant de rechercher s'il y a ou non guérison. On peut donc, à un moment donné, retirer à l'animal, — ou à l'homme traité, — une certaine quantité de sang et l'inoculer à un animal sensible. Dans la maladie du sommeil, il ne faudra pas négliger d'effectuer une semblable opération avec le liquide céphalo-rachidien. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Il est bon de renforcer la résistance pendant un certain temps en continuant à soumettre les trypan. de passage à l'action du médicament, avant d'effectuer ces passages. On peut ensuite garder la variété formée, par passages sur animaux de l'espèce avec laquelle on a opéré, sans nouveau contact avec le médicament. Quand on voudra essayer la résistance de cette variété, on aura soin de ne pas opérer avec les animaux qui servent à la conserver, ou bien on ne s'en servira qu'après avoir fait le passage du virus. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Les résultats chez l'homme ont été moins favorables. Une première dose de 1 gr. du médicament, bien supportée en général par l'homme adulte, suffit pour faire disparaître les trypanosomes du sang, mais les rechutes sont très communes et des doses répétées déterminent des accidents pouvant entraîner la mort, Von Raven donne les conseils suivants pour l'emploi de l'arsénophénylglycine dans la maladie du sommeil : ne pas prescrire ce médicament dans les cas avancés; faire une seule injection, deux au plus, à 24 heures d'intervalle, à la dose de 0 g. 80 à 1 gr. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ On peut dire que cette défense est générale, elle doit même exister dans les infections aiguës qui durent seulement quelques jours, comme c'est le cas pour les virus fixes des souris et des rats; on a constaté en effet que, parfois, dans des circonstances encore mal précisées, ces petits rongeurs peuvent succomber en 1 à 2 jours, l'accroissement de nombre des trypan. dans leur sang étant particulièrement rapide. On doit supposer que, dans ces cas, les parasites montrent une virulence extraordinaire qui annihile les moyens de défense de l'organisme. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Mais l'infection peut être légère et ceci se présente assez fréquemment avec les vieux rats ; les trypan. apparaissent assez tardivement dans le sang, ils ne deviennent jamais nombreux et ils disparaissent au bout de 2 à 8-10 jours. Ces rats n'en acquièrent pas moins, comme nous le verrons plus loin, l'immunité active 1. Les inoculations sous-cutanées donnent fréquemment aussi un résultat positif. La période de multiplication intra-péritonéale est supprimée; l'infection du. sang est aussi rapide, mais moins vite intense que dans le cas des infections par inoculation dans le péritoine. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ DEBAB ET TAHAGA 493 Avec une autre origine de debab et une origine taher (cheval de Tiaret) , le trypan., d'abord peu virulent chez le rat, est arrivé, après 15-20 passages, à le tuer assez régulièrement en 6 à 10 jours. Avec son virus de la Zousfana, Rennes avait constaté que la souris grise meurt 2-3 jours après l'inoculation intra-péritonéale, 15-20 jours après l'inoculation sous-cutanée ; dans ce dernier cas, la marche de la maladie (paralysie complète de l'arrière-train, contractures généralisées, dyspnée intense) est encore très rapide; c'est l'incubation qui est très longue. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Ayant fait passer leurs virus sur rats blancs, Mesnil et Brimont constatèrent que les trypan. redeviennent, chez ce nouvel hôte, sensibles à l'atoxyl : la dose thérapeutique d'aloxyl débarrasse le rat de ses parasites dans les 24 heures, parfois même définitivement. Même en renforçant sa résistance par de nouveaux contacts, chez la souris, avec l'atoxyl, le virus reste sensible à ce médicament chez le rat; la sensibilité est diminuée, les trypan. mettent parfois 48 heures' à disparaître de la circulation, la rechute est la règle au bout de 3 à 6 jours. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ La maladie se termine toujours par la mort. Trois chevaux ont été inoculés par Cazalbou, deux dans la veine jugulaire, le troisième dans le tissu conjonctif sous-cutané; tous trois se sont infectés. Les trypan. apparaissent dans le sang vers le cinquième jour, ils s'y multiplient au moment des poussées de fièvre. En dehors de la fièvre, les principaux symptômes notés ont été : l'amaigrissement, l'oedème des bourses et du fourreau, l'engorgement des boulets, des sueurs profuses, du larmoiement, des pétéchies des conjonctives ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ On n'a jamais dépassé un contact d'une demi-heure, qui n'est pas nocif pour la vitalité des trypan.; 3° les trypan. mis en contact avec du sérum, puis centrifugés et lavés, peuvent perdre ainsi leur virulence. Il nous paraît probable que les substances protectrices des sérums, en se fixant, sur les trypanosomes, les rendent phagocytables. Dans ce mécanisme, l'animal inoculé intervient en particulier en ce que ses leucocytes sont plus ou moins aptes, par exemple suivant l'espèce considérée, à jouer leur rôle de phagocytes. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Chez les malades qui sont arrivés à une période plus avancée, quand les médications employées ne réussissent pas à faire disparaître rapidement tous les symptômes, et que l'examen du sang, de la lymphe ou du liquide cérébro-spinal révèle encore l'existence de trypan., le traitement doit être continué plus longtemps et il est impossible de fixer une limité à sa durée. D'après Broden et Rodhain, le traitement ne doit être interrompu que lorsque le liquide cérébrospinal a repris ses caractères normaux. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Des essais tentés par nous-mêmes d'abord, par Goebel ensuite, dans le but de produire, par injections répétées de sérum humain à un animal nagané ou neuf, un anticorps qui neutraliserait les propriétés curatives de ce sérum, n'ont pas été couronnés de succès. Les sérums de Primates, actifs in vivo, ne sont pas trypanocides in vitro. Les trypan. que l'on met en contact avec ces sérums y restent vivants aussi longtemps que dans les mêmes sérums chauffés à 62° ou que dans du sérum, inactif, d'autres mammifères. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Le sérum d'un animal qui a acquis l'immunité contre un trypanosome peut conserver pendant longtemps son activité spécifique en mélange. Laveran a cité l'exemple d'un sérum de bouc qui avait conservé son activité dix-sept mois après guérison d'une infection par Tr. dimorphon et celui d'un mouton qui était encore actif en mélange deux ans et six mois après guérison d'une infection par le même trypanosome 2. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Le sérum de cynocéphales est plus actif, en général, que le sérum humain. Le sérum de certains cynocéphales (Papio anubis ou espèces voisines) s'est montré capable, à 0 cc, 01, de faire disparaître les trypan. de la circulation en moins de 24 heures et à 0 cc, 1, de guérir d'emblée la souris ; d'autres se sont montrés un peu moins actifs. Avec 1/4 cc. donné 24 ou même 48 heures avant le virus, l'infection est évitée alors qu'avec le sérum humain, même à plus forte dose, elle n'est que retardée. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Sur les animaux inoculés avec du virus prélevé au cours de la maladie, on ne constate pas d'augmentation de virulence, quelle que soit l'origine des chiens mis en expérience.. Avec l'un des virus de Cazalbou, Laveran a fait les observations suivantes chez les chiens. L'incubation est de 10 jours environ. La multiplication des trypan. procède par poussées, dans l'intervalle desquelles l'examen histologique du sang peut être négatif. Les trypan. sont en général nombreux au moment de la mort. Les symptômes les plus constants sont l'amaigrissement et, à la dernière période, la faiblesse générale. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Les trypan. de ces animaux, à maladie atténuée, inoculés à d'autres rats et souris, montrent la virulence coutumière. — Nous avons eu un résultat semblable en inoculant à un rat des trypan. maintenus en contact avec du bleu de toluidine jusqu'à immobilisation complète1. La température, prise chez 2 rats, ne nous a pas révélé de fièvre. Durant la vie, il n'y a à noter aucun symptôme morbide 2; l'animal paraît en bonne santé jusqu'à l'approche de la mort. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ L'infection par le Tr. gambiense n'a pas toujours cette gravité chez le rat, il y a des infections légères, les trypan. ne se montrent dans le sang que pendant un petit nombre de jours, puis ils disparaissent. Parmi les rats qui. présentent ces formes abortives, les uns possèdent l'immunité, les autres se réinfectent si on les inocule de nouveau avec le Tr. gambiense et peuvent présenter des formes graves de la maladie. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Ce sérum acquiert, par suite d'inoculations successives de sang à trypan., des propriétés agglutinantes d'autant plus développées que l'immunisation a été poussée plus loin. Mais déjà après une seule inoculation et lorsque l'infection est terminée, il a un pouvoir agglutinant très net. Même le sérum d'un rat en cours d'infection se montre légèrement agglutinant et quelquefois, comme nous le verrons, pour ses propres trypanosomes. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1912)
“ Le trypan. de passage par équidé a montré une virulence analogue. Martini a fait 4 séries de passages par rats blancs et gris, souris blanches et grises. Ces 4 séries ont comporté de très nombreux passages qui ont abouti à la constitution d'une sorte de virus fixe tuant très rapidement (4-6 jours pour les rats, 3-4 jours pour les souris) en inoculation péritonéale, non seulement les animaux de la même catégorie que celui sur lequel on prélève le virus, mais encore ceux des 3 autres catégories. Le virus de passage par chiens tue également la souris et le rat en 3-4 jours. ”
Alphonse Laveran,
Trypanosomes et trypanosomiases…
(1904)
“ Lorsque des femelles pleines sont infectées, on ne trouve pas de Trypanosomes dans le sang des foetus. Chaussat avait déjà signalé ce fait, qui a été confirmé par LeAvis, Lingard, Rabinowitsch et Kempner, et nous-mêmes. § 6. - Immunité active. Son mécanisme. Dans le court passage de leur mémoire qui établit les caractères différentiels de Trypan. Lewisi (qu'ils appellent Tr. sanguinis) et du parasite du Nagana, Kanthack, Durham et Blandford déclarent que des rats qui ont eu une première infection sont réfractaires à une seconde inoculation. ”
