Adelaïde de Montgolfier, Revue des Deux Mondes
“ DE L’ANGLETERRE. En France, nous avons peu de ces hommes que le génie, ou, si l’on veut, le démon de la poésie, va chercher sous un toit de chaume, sous les haillons de la pauvreté, et qu’il doue de toutes les richesses de l’âme et du pouvoir de donner à leurs pensées une forme palpable. Est-ce notre langue, pointilleuse, gênante en son allure régulière et compassée, qu’il faut accuser de cette pénurie de poètes sortis du peuple ou qui, restés dans son sein, y déploient, en dépit de leur obscurité, et comme en défiance de la misère, tous les trésors de poésie enserrés dans leur cœur ? ”
