Résumé

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Erection d'un monument à Leperdit… (1890)

Bientôt eut lieu un des plus beaux actes de la vie de Leperdit :
Les campagnes royalistes cachaient leurs blés, la disette était complète, le peuple mourait de faim.
Des misérables répandaient le bruit que les membres de la commune spéculaient sur les grains, et comme
la misère rend crédule, la populace, assemblée sur la place de l'Hôtel de ville, demande le maire avec des cris menaçants.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Erection d'un monument à Leperdit… (1890)

Leperdit avait, dans le service municipal, l'attribution spéciale des prisons et du casernement. Il ne comprenait pas que l'on maltraitât de pauvres gens qui souvent étaient innocents, et il ferma parfois les yeux sur des évasions qui étaient rendues faciles par le mauvais état des prisons. Carrier, furieux, ordonna à Leperdit de serrer de plus près les prisonniers, notamment les émigrés et les prêtres.
« Je ne puis, dit l'officier municipal, les traiter comme des condamnés.
— Ces gens-là sont hors la loi.
— Ils ne sont pas hors l'humanité ! » répondit l'honnête citoyen.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Erection d'un monument à Leperdit… (1890)

Nous vivons aussi, citoyens, dans un temps de rénovation politique; mais, depuis un demi-siècle, l'expérience et la réflexion ont mûri les hommes -, elles leur ont appris que l'ordre est le seul fondement possible de la liberté, et que des institutions, quelque parfaites qu'elles soient, ne peuvent subsister qu'autant que tous
les citoyens donnent, comme Leperdit, l'exemple de la résistance au mal et de l'obéissance aux lois de l'humanité d'abord, et ensuite à celles établies par la volonté nationale.
Source : Gallica

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