Résumé

Aimé Lavy La représentation du prolétariat au parlement (1879)

Le peuple voit, au contraire, toutes les lois dirigées contre lui. Notre organisation sociale est telle, que la misère le prend au berceau et ne le lâche que dans la tombe. Il essaie par la grève, par le groupement, d'unir ses forces pour la résistance ; mais il compte sans la bourgeoisie gouvernementale, qui lance contre lui ses gendarmes, et lui applique, sous prétexte de liberté du travail et d'ordre public, toutes les lois créées pour maintenir son asservissement séculaire.
Source : Gallica

Aimé Lavy La représentation du prolétariat au parlement (1879)

Il ne s'agit plus alors seulement de protection de la société accordée à l'individu, de force commune mise à son service, mais aussi, mais surtout des efforts tentés par l'individu dans l'intérêt de tous en échange des garanties de bien-être que lui assure la collectivité. Il ne s'agit plus de n'obéir qu'à soi-même, mais de ne subir d'autre contrainte que celle des prescriptions de la raison guidée, rendue nette et lucide par l'étude, par le progrès scientifique.
Source : Gallica

Aimé Lavy La représentation du prolétariat au parlement (1879)

« Les députés du peuple ne sont ni ne peuvent être ses représentants ; ils ne sont que ses commissaires, ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle : ce n'est point une loi...
« L'idée des représentants est moderne; elle nous vient du gouvernement féodal... Dans les anciennes républiques, et même dans les monarchies, jamais le peuple n'eut de représentants ; on ne connaissait pas ce mot-là. » (Contrat social, liv. III, ch. XV.)
Ce n'est point une idée républicaine, une idée juste, que celle de la représentation.
Source : Gallica

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