Résumé

Alexandre Corréard Pétition des membres de la commission des condamnés pour causes politiques… (1832)

Oui, sans doute , elles peuvent éclairer le gouvernement, quand il veut l'être; elles peuvent éclairer la nation, quand elle a besoin de l'être , mais, quand la nation est éclairée, quand le gouvernement s'obstine à fermer les yeux , que pourraient l'opposition parlementaire et la presse, si elles ne trouvaient pour auxiliaires les conspirations qui amènent tôt ou tard une révolution libératrice.
Le gouvernement de la Restauration brava pendant seize années tous les efforts de l'opposition parlementaire et de la presse , et les pavés de juillet le renversèrent sans le convertir.
Source : Gallica

Alexandre Corréard Pétition des membres de la commission des condamnés pour causes politiques… (1832)

Il ne souffrit nulle part que des hommes à lui et des ennemis de ses ennemis. Or, malgré les efforts de la presse et de l'opposition parlementaire, malgré les conspirations sans cesse et partout renaissantes , malgré la répugnance et la haine de la nation , malgré ses fautes , ses parjures et ses crimes , la seconde Restauration dura 15 ans; la première n'avait duré que 10 mois.
Le gouvernement est, dit-on, dans son droit ; les emplois lui appartiennent, il les donne à qui il veut , et la confiance ne se commande pas.
Source : Gallica

Alexandre Corréard Pétition des membres de la commission des condamnés pour causes politiques… (1832)

Ils ont pour eux les canons et les baïonnettes , l'argent et la police ; la nation n'a pour elle que son droit et sa masse. Son droit, on le méprise ; sa masse , qui la rend invincible une fois qu'elle est levée, l'empêche de se lever seule et avec assez d'ensemble et de promptitude. Il faut donc que les citoyens dévoués lui tendent la main , lui donnent le signal et l'exemple. Mais auparavant il faut que ces citoyens se soient plus d'une fois et secrètement concertés
Source : Gallica

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