Antoine-Eugène Genoude

Résumé

Antoine-Eugène Genoude Discours de MM. Thouret et de Genoude… (1832)

La végétation reparaît à leur ombre. Relevons les abris de la société française, et le souffle des révolutions ne ravagera plus notre patrie.
Je viens, messieurs, de vous ouvrir mon coeur tout entier. Toutes mes pensées vous sont connues; c'est à vous de voir maintenant si celui qui représente le système, les idées et les doctrines que je viens de vous exposer, doit expier par la prison le tort d'avoir vu le salut de la patrie dans le retour de tout ce qui a fait son bonheur, sa liberté et sa gloire, et dans l'abandon de tout ce qui a fait son asservissement et ses misères.
Source : Gallica

Antoine-Eugène Genoude Discours de MM. Thouret et de Genoude… (1832)

Le système de Newton n'est universellement reconnu que parce qu'il explique tous les faits de la nature. Le système qu'on a désigné sous le nom d'Ecole française met à sa place ce qu'il y a d'utile et de généreux dans tous les autres, car il répond également aux besoins d'ordre et de liberté qui se manifestent partout avec une égale force. Vous allez voir, Messieurs, que ce n'est pas là une illusion.
Les hommes qui ont vu dans la souveraineté du peuple le dernier terme des progrès de l'esprit humain ont distingué avec soin ce qui est applicable de ce qui ne l'est pas.
Source : Gallica

Antoine-Eugène Genoude Discours de MM. Thouret et de Genoude… (1832)

Ils veulent bien consulter la nation, mais ils n'accordent à la nation que le droit de voter l'impôt et de concourir à la loi, mais ils ne lui reconnaissent pas le droit de changer la dynastie ou la forme du gouvernement.
C'est vouloir faire d'un dieu tout puissant un être borné. C'est donner et retirer; c'est limiter le droit par une exception qui radicalement le détruit, c'est sacrifier l'éternelle souveraineté du peuple aux intérêts périssables d'une famille
Source : Gallica

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