Résumé

Portrait de Alfred Bruneau Alfred Bruneau Vie et les oeuvres de Gabriel Fauré… (1925)

Le bon vieux curé du village entretenait de son âme candide les vagues aspirations mystiques de Gabriel Fauré. Il venait souvent le chercher, le lâchait dans son jardin, lui prêtait en souriant sa croix et sa bannière pour qu'il enterrât, selon le rite liturgique, les sauterelles mortes ramassées sur le sol. A force de fréquenter la chapelle, d'y entendre improviser l'organiste, Gabriel
Fauré eut envie d'animer à son tour l 'indigent harmonium qui lui semblait d'une richesse incomparable.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bruneau Alfred Bruneau Vie et les oeuvres de Gabriel Fauré… (1925)

Dans cette maison où, sous le régime de l'internat, l'enseignement des humanités et celui de l'art allaient de pair, on observait avec soin la règle du travail en commun. La, Gabriel Fauré apprit de bonne heure à isoler son esprit, à se renfermer en lui-même. Les sons discordants de quinze pianos hostiles ne l'empêchaient point de composer. La discipline sévère qu'il acceptait, loin d'éteindre sa flamme naissante, favorisa l'éclosion de son génie. Jusqu'à ses derniers instants, il garda de l'Ecole Niedermeyer un souvenir attendri.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bruneau Alfred Bruneau Vie et les oeuvres de Gabriel Fauré… (1925)

Jamais, messieurs, les pseudo-démolisseurs de ce « grand édifice » ne furent mieux blâmés de leur impudence.
Durant sa douloureuse retraite, Fauré ne cessa de travailler. Il composa son second quintette, sa deuxième sonate pour piano et
violon, un trio, une sonate pour piano et violoncelle et il y témoigna d'une vivacité de main, d'une lucidité de cerveau extraordinaires, réduisant son inspiration à l'essentiel, l'allégeant de tout ornement vain, la présentant en une sorte de resplendissante nudité.
Source : Gallica

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