Résumé

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Questions monarchiques : lettres à M. Laurentie (1873)

Notre pays n'est pas assez riche en ressources pour que, sans rien préjuger d'avance, vous ayez le droit de le priver d'aucune. Il ne pardonnerait pas aux conservateurs, il ne pardonnerait pas aux hommes monarchiques, en particulier, s'ils se bornaient à amonceler des obstacles ou à contempler des ruines, s'ils croyaient accomplir leur mandat en prolongeant indéfiniment l'angoisse actuelle, en faisant échec à la République, parce qu'elle n'est pas la Monarchie, échec à la Monarchie parce qu'elle n'est pas encore prête, en deçà ou au delà de la frontière.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Questions monarchiques : lettres à M. Laurentie (1873)

Oui, c'est la nation elle-même, non pas la nation confuse, insaisissable, ignorante de l'histoire, accessible aux préjugés, quelquefois même égarée et passionnée par le plus vulgaire charlatanisme, mais la nation éclairée, réfléchie, vraiment compétente, c'est-à-dire l'Assemblée nationale, Assemblée la plus loyale, la plus sincèrement patriotique, la plus capable, en un mot, de donner une garantie égale au peuple et au roi.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Questions monarchiques : lettres à M. Laurentie (1873)

En 1852, nous avons vu le césarisme né d'un mouvement qui voulait être conservateur, et vous voyez où il nous a conduits ! Jugez ce que serait un césarisme né dans la rue et imposé par l'émeute ; ce serait le socialisme à la fois le plus radical et le plus dangereux, parce qu'il aurait toutes les convoitises de la démagogie et toutes les ressources du pouvoir. Ne vous faites donc pas la moindre illusion à ce sujet: la durée de la République actuelle n'est que la veillée des armes pour la guerre civile la plus effrénée
Source : Gallica

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