Résumé

Portrait de Anatole Chabouillet Anatole Chabouillet Le camée représentant l'apothéose de Napoléon Ier… (1879)

Le voici enfin à l'œuvre; il est en train; il va suivre scrupuleusement son modèle, changeant de temps à autre la place de sa pierre sous la molette, sans autre distraction que celle de varier ses instruments, toujours frappant du pied la pédale, et cela pendant des heures, des journées, des mois, des années ! Et qu'on ne s'y trompe pas, il n'y a pas à s'endormir un instant. Aussi bien que la roue de son touret, le graveur doit conserver jusqu'au bout la ferveur du début.
Source : Gallica

Portrait de Anatole Chabouillet Anatole Chabouillet Le camée représentant l'apothéose de Napoléon Ier… (1879)

Cette immutabilité n'étonnera pas lorsqu'on saura qu'elle tient à une loi de la nature qui n'a pas changé depuis quatre mille ans, une loi que la science n'a pas encore su violenter et qu'elle ne violentera sans doute jamais. Cette loi, c'est que les véritables pierres dures ne se laissent pas entamer par l'acier et ne cèdent qu'au diamant.
Source : Gallica

Portrait de Anatole Chabouillet Anatole Chabouillet Le camée représentant l'apothéose de Napoléon Ier… (1879)

Ce sont, en effet, de petites meules qui creusent, coupent, en un mot sculptent la pierre dure, mais uniquement en l'usant. Le graveur en a toujours des douzaines à portée de la main, afin de pouvoir les changer selon les nécessités du travail.
Tous les préparatifs sont terminés ; le touret est en place, aussi près du jour que possible; l'artiste s'assied, choisit une molette dans le râtelier, l'enduit de poudre de diamant mêlée à de l'huile, l'adapte à l'arbre du touret, et, frappant du pied la pédale, donne l'impulsion à la
roue qui aussitôt tourne avec une vertigineuse rapidité.
Source : Gallica

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