Résumé

Portrait de Aristote Aristote La Physique/Livre II

Mais puisque le hasard et la fortune sont, lorsque ces faits ont une cause accidentelle, causes de faits dont l’intellect ou la nature pourraient être causes, et puisque rien d’accidentel n’est antérieur à ce qui est par soi, il est évident que la cause accidentelle elle-même n’est pas antérieure à la cause par soi. Le hasard et la fortune sont donc postérieurs à l’intellect et à la nature. Ainsi supposé que le hasard soit, autant qu’il se peut, la cause du ciel, il faudra que, antérieurement, l’intellect et la nature soient la cause et de beaucoup d’autres choses et de cet univers.
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Portrait de Aristote Aristote La Physique/Livre II

Maintenant, jusqu’à quel point le physicien doit-il connaître la forme et l’essence ? N’est-ce pas dans la mesure où le médecin connaît les tendons et le fondeur l’airain, c’est-à-dire jusqu’à un certain point ? En effet, toutes les formes naturelles sont en vue de quelque chose et appartiennent à des êtres dont l’essence n’est séparable que spécifiquement et réside dans la matière, puisque c’est, avec le soleil, un homme qui engendre un homme. Quant à la manière d’être et à l’essence de l’être séparé, les déterminer est l’œuvre de la philosophie première.
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Portrait de Aristote Aristote La Physique/Livre II

Ainsi la chute d’une pierre n’a pas lieu en vue de frapper quelqu’un ; donc, sous ce rapport, la chute de la pierre vient du hasard, car, si elle n’était pas un hasard, la chute serait du fait de quelqu’un et provoquée en vue de frapper.
Or c’est surtout dans les productions de la nature que des effets de la fortune se distinguent de ceux du hasard : car en face d’une production de la nature, alors même qu’elle est contraire à la nature, nous ne disons pas qu’elle est un effet de la fortune, mais plutôt qu’elle est un effet du hasard.
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