Résumé

De Ribérac à Hautefaye. Un 16 août et un 16 mai (1877)

La brume est le soleil des hiboux, et le coucher du soleil est l'aurore des coupeurs de bourse et des coupe-jarrets.
Si M. de Fourtou ne veut pas marcher vers Brumaire, qu'il se hâte de répudier les bonapartistes!
A Dieu ne plaise que nous eussions l'idée d'accuser M. de Fourtou de mauvaise foi et d'attaquer sa dignité personnelle; mais, usant d'un droit de conscience qu'il n'appartient à aucune puissance humaine de nous ravir, nous dirons à M. de Fourtou que, politiquement, il a commis la plus grande des fautes et qu'il n'a pas compris les besoins de la nation.
Source : Gallica

De Ribérac à Hautefaye. Un 16 août et un 16 mai (1877)

La gloire qui s'achète avec du sang et que paie la ruine d'une nation est une gloire dont il faut savoir se priver. Ce sera peut-être vulgaire. Mais tant pis! Les Français n'ont plus envie d'être réduits à l'état de troupeau.
Nous espérons donc que M. de Fourtou sera rendu à la vie privée par le prochain verdict du suffrage universel, et que M. Léonce Claverie, son concurrent, sera l'élu de la circonscription formée par l'arrondissement de Ribérac.
Source : Gallica

De Ribérac à Hautefaye. Un 16 août et un 16 mai (1877)

Certes, il est douloureux de rappeler certains souvenirs qui sont le sujet d'un deuil éternel; qui sont capables de broyer le coeur comme dans un étau et de laisser dans l'âme le fiel le plus amer ; — mais quand, dans un moment solennel, l'oubli semble vouloir céder le pas à l'imposture; quand le sort d'une grande nation va se jouer dans une partie décisive, ce serait manquer à son devoir que négliger d'apporter toute la lumière possible autour d'une semblable situation.
Source : Gallica

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