Denis Joseph Duponchel, Lancelle et Anatole, ou Les soirées artésiennes… (1852)
“ JULIEN. Ah ! je ne veux pas qu'on dise de moi que je n'ai pas plus d'âme que mon oison. SANS-SOUCI. N'avoir pas d'âme ! c'est n'avoir ni coeur, ni courage, ni honneur. Quant à moi, je regarderais comme une insulte qu'on pût seulement penser que je sois sans âme. C'est, en effet, nous ravaler au-dessous des bêtes; l'homme a sûrement une âme. ANATOLE. L'homme existe, mais a-t-il toujours existé ? Quand nous examinons ce qui nous entoure, nous voyons bien l'homme maître et dominateur de la nature ; mais nous le voyons, comme tout ce qui a vie, naître, croître , dépérir et mourir. ”
