Résumé

Discours de Mr. le comte de Peyronnet… (1830)

Mais l'aristocratie était un élément constitutif du Gouvernement que Louis XVIII avait fondé. L'aristocratie est l'un des élémens principaux de ce Gouvernement; que Cicéron propose comme le plus parfait ; et dans lequel la démocratie, dit-il, ne doit entrer que modérément, confusa modicè. Devais-je craindre de m'égarer avec de tels guides ? Etais-je coupable de faire des lois selon l'esprit de là Charte? N'en fallait-il faire que pour une Charte future qui n'existait pas?
La loi de la pressé vint à son tour. Je ne me plains ni ne m'étonne , Messieurs , des haines qu'elle m'a suscitées.
Source : Gallica

Discours de Mr. le comte de Peyronnet… (1830)

Deux hommes fameux dans l'antiquité fuient accusés d'avoir transgressé les lois de leur pays. Le fait était véritable. L'un d'eux se défendit avec timidité, et il s'en fallut de peu qu'il ne succombât. L'autre se défendit sans déguisement et sans faiblesse : il fut absous avec de grandes acclamations. Je ne me compare pas à de tels hommes ; il n'est pas besoin de le dire : mais je vous compare, vous,Messieurs, à leurs juges, et je ne doute pas qu'une certaine liberté de langage ne plaise à votre générosité comme elle plut à la leur.
Source : Gallica

Discours de Mr. le comte de Peyronnet… (1830)

Je n'avais rien de plus au Monde, en ce tems, si ce n'est des dettes (2) . A la vérité, j'avais marié mes enfans , bonheur illusoire que la mort a bientôt détruit! Mais leur établissement n'est pas mon ouvrage. Ce fut un bienfait du Roi, de ce Roi que la mort a aussi frappé, et dont mon coeur reconnaissant chérira et vénérera toujours la mémoire. Un écrivain du plus rare talent a dit, je crois, que l'homme publié devait toujours être prêt à rendre compté de sa fortune, j'ai suivi son avis, Messieurs , et' ne puis guère manquer, à ce qu'il me semblé, de m'en trouver bien.
Source : Gallica

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