Résumé

E. Lamé Fleury Les Chemins de fer atmosphériques

L’honorable inventeur pense aussi à réaliser la navigation aérienne par son moteur universel ; il rêve même quelque peu le mouvement perpétuel, mais cette fois il emploie l’air dilaté par un petit foyer, ou bien, dans ces pays où le soleil se montre généreux jusqu’à l’insolence, par un assemblage de miroirs auquel il donne le nom de fourneau solaire. Du reste, M. Andraud est logique en ce qu’il propose de ne se servir que de roues éoliques et hydrauliques pour comprimer l’air, et regarderait comme purement transitoire l’emploi de la vapeur d’eau comme agent de compression.
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E. Lamé Fleury Les Chemins de fer atmosphériques

En admettant qu’on invente un moyen de parer à ce grave inconvénient, il est évident qu’avec une succession de paliers et de pentes disposés de telle sorte que l’accélération de vitesse ne puisse jamais devenir trop considérable, il sera toujours possible d’économiser ainsi la force motrice dans un grand nombre de circonstances. Ce qui rend cette disposition particulière au système atmosphérique, c’est qu’il est le seul qui puisse gravir les pentes fortement inclinées devant lesquelles, au-delà d’une certaine limite, une locomotive ordinaire s’arrêterait et même reculerait.
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E. Lamé Fleury Les Chemins de fer atmosphériques

Que si je porte ma pensée vers l’avenir, j’estime qu’il arrivera un temps où les autorités municipales établiront dans les villes de vastes réservoirs d’air comprimé, où chacun viendra, avec son vase vide, puiser de la force, devenue d’utilité première, comme nous voyons dans Paris les porteurs d’eau emplir leurs tonneaux aux fontaines publiques. La force deviendra marchandise, qu’on fabriquera et qu’on vendra.
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