Résumé

Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Leopardi et son ami Antonio Rainieri

“ Rien n’est plus propre à cimenter une amitié naissante.
Ranieri eut toute sa vie le goût de l’emphase, le génie de l’exagération. Après la mort de Leopardi, il écrira à Niccolini, le 1er juillet 1837, « qu’il a cru perdre la raison, qu’à force de pleurer, il n’a plus de larmes, que les yeux lui sortent de la tête, que sans doute il ira avant peu rejoindre l’ombre adorée dans la grande mer de l’éternité. »
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Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Leopardi et son ami Antonio Rainieri

“ Niez après cela qu’Antonio Ranieri n’ait un grand cœur et que sa sœur ne fût une sainte. » Et c’est ainsi que son amour-propre exaspéré lui a fait écrire un livre, qui est une mauvaise action.
Heureusement Messieurs les critiques en ont fait justice, et personne ne dira plus : « L’homme est démoli, l’artiste nous reste. » L’artiste et l’homme, le génie et le caractère ne faisaient qu’un; Leopardi est un charmeur, et il doit son charme à sa parfaite sincérité.
”
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Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Leopardi et son ami Antonio Rainieri

“ Il comprit que lorsqu’on possède les qualités de l’emploi, le rôle d’ami modeste et dévoué d’un grand homme a ses douceurs et ses avantages. De son côté Leopardi semble l’avoir pris en gré dès le premier jour, et lui accorda sa confiance, qu’il ne lui retira jamais.
Pour faire les grandes amitiés, il faut de l’affinité entre les esprits et un contraste marqué entre les caractères. Comme le pessimiste de Recanati, Ranieri avait la passion des lettres et de l’étude, des curiosités diverses, un patriotisme ardent, des opinions très libres, la haine des tyrans, des jésuites et des cafards.
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