Georges Spitzmüller, L'attaque du pont de Chooz (1918)
“ Nous gagnons le pont. Nous contenons l'avance de l'ennemi par des tirs de barrage, le temps d'organiser la défense passagère de la tête de pont sur la rive gauche. Le barbelé est prêt, Lepallier? - Parfaitement, mon commandant. - Les piquets? - Tout. Et l'équipe est commandée. - Va bien. Alors, messieurs, nous sommes maîtres de la minute où nous voudrons laisser les Boches pénétrer sur le pont. C'est là que je les attends! Franchomme et Lepallier sourirent d'un air d'intelligence. Bouffignereux sourit à son tour, dans sa fine moustache, sans en demander davantage. ”
