Georges Spitzmüller

Résumé

Georges Spitzmüller L'attaque du pont de Chooz (1918)

Nous gagnons le pont. Nous contenons l'avance de l'ennemi par des tirs de barrage, le temps d'organiser la défense passagère de la tête de pont sur la rive gauche. Le barbelé est prêt, Lepallier?
- Parfaitement, mon commandant.
- Les piquets?
- Tout. Et l'équipe est commandée.
- Va bien. Alors, messieurs, nous sommes maîtres de la minute où nous voudrons laisser les Boches pénétrer sur le pont. C'est là que je les attends!
Franchomme et Lepallier sourirent d'un air d'intelligence.
Bouffignereux sourit à son tour, dans sa fine moustache, sans en demander davantage.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller L'attaque du pont de Chooz (1918)

Comme le disait un jour Crombèque à Josserand : plus on en tue, et plus il en revient.
Pourtant, à la troisième tentative, aussi infructeuse et aussi sanglante que les deux premières, l'ennemi cessa d'insister.
Et, pourtant, de larges brèches se montraient déjà dans le réseau de fils de fer. L'armature défensive du pont commençait à craquer..
Leur accès de stupeur passé, les assaillants s'en rendirent compte et ils revinrent avec fureur à la charge.
Franchomme allait faire encore appel à l'artillerie. Le chef d'escadron lui dit : — Tenez, voici ce que la Division m'envoie.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller L'attaque du pont de Chooz (1918)

Josserand parti en quête d'Erckmann, Lavigne s'accroupit et prit place à l'appareil.
Aussitôt, il perçut la conversation ennemie que lui avait signalée Crombèque. Des syllabes gutturales résonnaient dans le téléphone avec netteté, quoiqu'elles parvinssent par la voie de terre.
Le sol, suivant sa nature et son degré d'humidité, est parfois un excellent conducteur pour le courant électrique; en téléphonie, il est capable de transmettre les sonorités avec autant de fidélité que le fil même.
Source : Gallica

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