Résumé

Petit historique du 221e régiment d'artillerie de campagne… (1920)

C'est dans l'obscurité la plus complète que la préparation d'artillerie ennemie commence ; la contre-batterie s'abat dès le début sur les batteries des groupes Renard et Maréchal ; nous ripostons par la contre-préparation sur l'infanterie boche ; en quelques minutes, le tir est intense, c'est un véritable enfer.
Les rafales ennemies font rage : 105, 77, 150, obus à gaz surtout, tombent dru comme grêle. On est en plein combat. Le bruit assourdissant désoriente ; on ne distingue que l'éclatement qui semble vous coiffer. La fumée est si opaque qu'on n'y voit plus; le masque gêne énormément.
Source : Gallica

Petit historique du 221e régiment d'artillerie de campagne… (1920)

Le spectacle est terrifiant ; les trous d'obus se touchent ; on se demande comment on est encore là ; les munitions continuent à sauter en plusieurs endroits et, horrible vision, un corps déchiqueté, méconnaissable, ignoré jusqu'alors dans l'obscurité, gît à la place où l'obus l'a frappé ; c'est celui de Dignac, le maréchal des logis chef de section, si brave, de la 2ge batterie; par excès de cruauté un avion boche, volant bas, vient mitrailler ce pauvre cadavre ainsi que ceux qui se préparent à l'emporter.
Source : Gallica

Petit historique du 221e régiment d'artillerie de campagne… (1920)

Une relève est toujours chose délicate, mais celle-ci est terrible. Les batteries s'approchent du champ de bataille par la plus noire des nuits d'orage. Les Boches, qui ont flairé le mouvement, battent les routes, les ponts, les ravins. Nos colonnes se dirigeant à la lueur des éclairs, suivent lentement les 'guides qui souvent s'arrêtent, hésitant, ne retrouvant plus leur chemin dans l'obscurité ; les chevaux sont si fatigués qu'il faut en atteler une dizaine à chaque canon.
Source : Gallica

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