Résumé

Historique du 86e régiment d'artillerie lourde… (1920)

Le ravin est plus désolé encore qu'Hardecourt, assombri de plus par la pluie et la boue. Les ravitaillements arrivent mal, uniquement par tracteurs ; les échelons sont maintenant très loin, près de Bray-sur-Soinme.
Jusqu'au 10 octobre, les liaisons avec le P. C. d,e l'A. L. 1, à' Maricourt, sont assurées par une ligne de 12 kilomètres très fatigante à entretenir. Un automne pluvieux et maussade descend sur ce paysage bouleversé. L'homme se bat contre la pluie, contre la boue, contre le froid, et voilà que l'artillerie ennemie, débarrassée de l'aviation, reprend du mordant.
Source : Gallica

Historique du 86e régiment d'artillerie lourde… (1920)

Le 6e groupe, en dépit d'une surveillance aérienne très active au-dessus de sa position, est assez tranquille. Les colonnes de ravitaillement souffrent au contraire des tirs d'interdiction. Un malheureux accident marque le séjour sur cette position : une pièce de la 11e batterie saute au cours d'un tir. Des cinq canonniers employés au service de la pièce, un par miracle échappe à la mort. Un incendie se déclare, menace les munitions; le capilaine et un lieutenant organisent les secours, mais ne réussissent à retirer des débris de ferraille qu'un seul homme qui respire encore.
Source : Gallica

Historique du 86e régiment d'artillerie lourde… (1920)

Pour la première fois, l'artillerie à tracteurs va être employée sur une grande échelle. Son renom de puissance, de mobilité dans tous les terrains, lui vaut de la part du commandement des missions très dures: elle- doit tirer longtemps et vite, même armée de vieux matériels de Bange, alors que ses servants ont à manier de lourds obus et de lourdes pièces; elle doit se déplacer « comme le 75 », se mettre en batterie loin des routes.
Pendant la même période, le 3e groupe va représenter le régiment à Verdun et mêler son nom à la reprise de Douaumont et de Vaux.
Source : Gallica

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