Résumé

Historique du 286e régiment d'artillerie lourde (1920)

Soudain une explosion fait trembler tous les abris de la batterie. Chacun croit son abri atteint et s'attend à le voir s'effondrer, les portes, les toiles contre les gaz sont arrachées, laisant voir une immense lueur, une odeur caractéristique indique que les gaz pénètrent dans l'abri. Les masques sont mis et à la lueur des lampes électriques chacun se précipite au dehors.
Un dépôt de munitions de la batterie vient de sauter, un abri s'est effondré, le capitaine DIDIER, d'une part, le sous-lieutenant DECROUX, de l'E.-M., de l'autre, rassemblent leur personnel et se portent vers l'abri.
Source : Gallica

Historique du 286e régiment d'artillerie lourde (1920)

Les 4 et 5 août, les pièces sont amenées en batterie ; le 8 août, leur approvisionnement'à cinq jours de feu est complet.
Dans la nuit du 17 au 18 août, l'ennemi commence à arroser tout le ravin d'obus toxiques. Avertis par le bruit sourd des éclatements et l'odeur caractéristique, les hommes mettent leurs masques et malgré la gêne qui en résulte assurent le ravitaillement.
L'ennemi est prodigue de munitions. Plus de 6.000 obus de 77, 105, 150, 210 tombent sur la région.
A l'aube, le tir ennemi cesse, mais l'air reste infecté.
Source : Gallica

Historique du 286e régiment d'artillerie lourde (1920)

Le déblaiement commence. Le tir ennemi, le port du masque, l'obscurité rendent le travail particulièrement pénible.
Enfin la cheminée d'aération est dégagée, le canonnier BIRROCHON s'emploie vaillamment à dégager ses camarades pris sous les décombres. Tous sont sauvés avec quelque blessures.
L'explosion de 200 obus avait projeté la pièce à 20 mètres et fait un trou de 25 mètres de diamètre et de 7 mètres de profondeur.
Le lendemain matin la batterie effectuait un tir de réglage comme si rien d'extraordinaire ne s'était passé.
Source : Gallica

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