Gustave Fivé

Résumé

Gustave Fivé La lampe charbonne (1912)

On crut que le génie n'était pas autre que le talent développé; l'art, un artifice réussi. Le classicisme, l'humanisme nous étonnent, de la sorte, au spectacle d'erreurs de vingt siècles. Mais qu'est-ce, vingt siècles, pour la vie qui est immortelle, comme l'art se conçoit éternel ?
Il n'y a pas bien longtemps de ceci, quelques siècles, quelques années on songea d'abord à changer les règles du verbe; ensuite, l'on se douta de cette vérité très simple le verbe peut n'admettre d'autres règles que lui-même.
Source : Gallica

Gustave Fivé La lampe charbonne (1912)

Mon coeur tremble,
Sanglote sous tes baisers,
C'est la mort gémissante?
C'est une naissance,
La forêt mystérieuse,
Le soleil qui luit.
C'est l'éclair de tes dents;
Un oiseau dans la nuit.
Epouvante.
J'enrage et je maudis. J'aime, vibre mon âme,
L'univers entre en toi
Les clameurs de victoire, la voix de la forêt, la gaieté, le soleil,
Le midi, l'amour.
Le nord, la neige, le froid, la science
Et toutes les fêlures du monde.
Source : Gallica

Gustave Fivé La lampe charbonne (1912)

On ne peut créer une expression inédite que pour et par une inédite façon de sentir. C'est pourquoi vous trouverez ici, dans la forme neuve, un enthousiasme inconnu encore devant l'univers, une ivresse non goûtées déjà de la vie, des flammes d'amour plus légères et plus poignantes, des pensées plus directes, un mépris plus fervent du destin et de ses pires visages la femme d'ardeur et d'oubli, le temps des nuits et des jours, des sommeils et des réveils.
Source : Gallica

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