Hector Crémieux

Hector Crémieux

Résumé

Portrait de Hector Crémieux Hector Crémieux La Chanson de Fortunio

VALENTIN. Si c’est un talisman, je le verrai bien !
FRIQUET. Dame, essaye à ton tour, mais que comptes-tu faire ?
VALENTIN. Il faut que je reste seul ici avec madame Laurette. Friquet, tu vas éloigner le patron.
FRIQUET. Et par quel moyen ? bon Dieu !
VALENTIN, pleurant. Cela te regarde ; mais il le faut, mon bon Friquet, mon cher Friquet, mon petit Friquet.
FRIQUET, pleurant. Il me fend l’âme. Oui, je vais éloigner le patron. Laisse-moi, et tu vas voir comment je vais éloigner le patron. C’est une question d’art... il n’y en a peut-être pas un comme moi pour éloigner un patron.
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Portrait de Hector Crémieux Hector Crémieux La Chanson de Fortunio

VALENTIN. Pauvre garçon !
FRIQUET. Vois-tu, il n’y a qu’une chose au monde, le travail ; ça abrutit, mais cela occupe. Il y a bien les livres, mais je n’aime pas les livres, je ne trouve pas ça assez naturel ; cependant ça endort, Allons, travaillons, veux-tu commencer ici même, à l’instant ? Le patron est sorti, nous serons mieux qu’à l’étude ?
VALENTIN. Je le veux bien, si cela te fait plaisir.
FRIQUET. Ça me rendra même service. Maître Fortunio m’a donné à dépouiller tout un vieux dossier de maître André, son prédécesseur, et je me perds dans toutes ces paperasses. Prends donc !
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Portrait de Hector Crémieux Hector Crémieux La Chanson de Fortunio

LAURETTE, à part. Lui ! c’était lui !
VALENTIN, à part. Mon Dieu ! elle ne parait pas irritée !
FORTUNIO. Ah ! vous voilà penaud, monsieur le larron d’honneur ! est-ce que vous me prenez pour un maître André ? croyez-vous que je sois un de ces maris qu’on dupe ? A d’autres ! vous n’êtes pas assez dissimulé !... Ah ! vous étiez triste, inquiet... vous n’alliez plus au bal le dimanche avec vos camarades, plus d’appétit, plus de cœur aux grisettes.
VALENTIN, à part. Va toujours !
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