Résumé

Lorgnier St-Yves de Kermartin, patron des avocats (1887)

Les avocats ont au ciel un patron, Saint-Yves de Kermartin, dont la fête se célébrait autrefois avec solennité; nombre de barreaux ont gardé l'usage de se réunir chaque année, le jour de Saint-Yves, dans un de ces banquets de famille dont la tradition va se perdant, au grand détriment de la vieille confraternité faite de large tolérance, d'affectueuse estime et de réelle intimité, si nécessaire aux hommes que pressent sur un terrain étroit les travaux et les luttes de chaque jour.
Source : Gallica

Lorgnier St-Yves de Kermartin, patron des avocats (1887)

C'est à peine si Fournel, dans son ouvrage sur les avocats au Parlement de Paris, lui consacre quelques lignes qui n'ont même pas le mérite de l'exactitude, et il faut remonter au Dialogue d'Antoine Loisel pour rencontrer au palais un document précis;
mais si la tradition judiciaire est sobre de souvenirs historiques sur Saint-Yves de Kermartin, elle fourmille d'anecdotes satiriques dans le goût d'autrefois, et d'épigrammes que la malignité de nos pères n'épargnait pas plus aux avocats qu'aux magistrats et aux médecins.
Source : Gallica

Lorgnier St-Yves de Kermartin, patron des avocats (1887)

Souvent aussi on vit saint Yves aller à Tours, devant le tribunal de l'archevêque métropolitain de toute la Bretagne, soutenir les jugements qu'il avait rendus comme officiai de Rennes et de Tréguier, et dont une partie puissante avait interjeté appel; c'est dans l'un de ces voyages qu'il plaida devant le bailli de Touraine, pour une pauvre veuve « en l'hostellerie de laquelle il s'était logé », la seule cause dont la relation détaillée nous soit parvenue, et qu'Antoine Loisel
a résumée en une page à laquelle je veux laisser le cachet et le parfum du temps.
Source : Gallica

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