Résumé

Hippolyte Auger Benoît, ou Les deux cousins : drame en 3 actes (1842)

Tiens, Nicole, comme ça, n'a-t-il pas un air de son cousin Charles?
NICOLE. Oui.
BENOIT, heureux et honteux. Oh ! vous voulez rire. Moi!.. un pauvre ouvrier!
JULIETTE, l'imitant. Un pauvre ouvrier!.. Il prend déjà des airs scélérats. Voulez-vous bien ne pas me regarder de la sorte !..
BENOIT. Moi ? Je ne vous regarde pas. vrai.
je regardais Nicole.
NICOLE, à part. J'irai.
(Elle s'habille.) JULIETTE. Il ressemble à son cousin. Maintenant, gare à votre cœur, M. Benoit!
BENOIT. Mon cœur?.. Ne craignez rien. il n'y a pas de danger. mon cœur n'est pour rien.
Source : Gallica

Hippolyte Auger Benoît, ou Les deux cousins : drame en 3 actes (1842)

ATIIÉNAIS. La plaindre ! Elle a ce qu'elle mérite. Comment une couturière s'imagine-t-elle qu'un jeune homme aussi merveilleux que M. Charles veut en faire sa femme ?
FÉLICITÉ. Eh ! ne dirait-on pas que c'est un duc et un pair, ce Charles?
PAULINE. Ce qu'il y a de certain, c'est que, depuis la mort de sa tante, Mlle Nicole s'est privée des deux plus belles pièces de son appartement , et qu'elle les a fait meubler avec élégance pour les lui louer. La paie-t-il exactement? c'est une autre affaire.
FÉLICITÉ. Ce qu'il y a de tout aussi certain, c'est que leur mariage ne se fait pas.
Source : Gallica

Hippolyte Auger Benoît, ou Les deux cousins : drame en 3 actes (1842)

CHARLES. Pour que je te trouve encore sur mon chemin à me porter obstacle?
BENOIT. Oui, si ta conduite n'est pas aussi claire que le jour. On ne crains pas de parler quand on ne songe pas à mal faire.Tu ne peux pas vivre sans travailler. Parles, veux-tu rentrer dans une étude?.. Non !.. Veux-tu devenir commis dans un beau magasin ?.. Non !.. Veuxtu continuer à faire le maître de peinture, mais là, franchement, sans exposer à être chassé comme un intrigant?
CHARLES, vivement. Je veux vivre en liberté, comme je l'entends, comme j'en ai le droit, sans rendre de compte a personne.
Source : Gallica

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