Résumé

Émile Renard Le cultivateur à Paris : drame en 4 actes et en prose (1858)

Écoute, notre Charles épouse la fille d'un banquier, d'un homme riche, faisant par conséquent quelque figure dans le monde.
CATHERINE.
C'est bien cela : je te vois venir.
MICHAUD.
Mais moi, qui suis-je? Un homme à son aise, il est vrai, mais, après tout, un paysan.
CATHERINE.
Oh ! MICHAUD.
Un peu dégrossi peut-être, mais enfin un simple cultivateur dont l'écorce un peu rude aurait mauvaise grâce à se frotter à tous ces beaux habits.
Source : Gallica

Émile Renard Le cultivateur à Paris : drame en 4 actes et en prose (1858)

MONTRICHARD.
Le père de M. Charles. Ah! très-bien.
DESMARES.
Agriculteur distingué.
MONTRICHARD.
Tant mieux ! Nous en avons besoin.
MICHAUD.
Eh non, messieurs, un modeste cultivateur qui cherche à s'éclairer et à faire mieux chaque année.
MONTRICHARD.
A la bonne heure I J'aimerais voir notre agriculture en progrès. Que diable ! car tous les jours j'entends dire qu'elle est fort arriérée. Aussi voyez à quel prix le pain est aujourd'hui, et encore est-ce grâce à la spéculation et aux envois de l'étranger que nous ne le payons pas plus cher; mais qu'arrive-t-il ?
Source : Gallica

Émile Renard Le cultivateur à Paris : drame en 4 actes et en prose (1858)

Mais, pour l'observateur attentif, là ne se bornait pas le contraste : à prendre les choses à un point de vue plus individuel, et surtout à cette époque où la fureur des jeux de bourse semblait être à son apogée, on pouvait se demander lequel était le plus heureux, de l'homme qui jetait sa fortune dans les hasards de la spéculation, ou de celui qui, confiant ses épargnes à la terre, ne rêvait d'autres primes que celles qui allaient être décernées par le grand jury aux premiers éleveurs de l'Europe.
Source : Gallica

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