Résumé

Isabelle Julliard Une possédée en 1862, par Mlle Isabelle Julliard (1862)

C'était bien l'Esprit du mort qui était revenu auprès de son corps ; du moins, Jeanne l'assura ; mais que pouvait-il venir faire? C'est ce que se demandaient avec effroi les personnes rassemblées dans la chambre. « — Il est revenu pour chercher des prières, dit la jeune somnambule; pauvre Esprit, comme il paraît triste, je voudrais bien que Delaage soit là; j'ai peur et je ne puis rien faire pour le soulager; lui, du moins, pourrait le calmer, j'en suis sûre. »
La terreur régnait dans tous les esprits comme à l'approche d'un grand danger.
Source : Gallica

Isabelle Julliard Une possédée en 1862, par Mlle Isabelle Julliard (1862)

Dire sa joie serait impossible, car il crut toucher au terme de la guérison de Jeanne qu'on désirait depuis si longtemps; il lui fit part de sa découverte, et cette pauvre enfant versa des larmes de bonheur.— « Mes maux vont enfin finir, dit-elle, vous pourrez donc prendre du repos, mes bons amis; car voilà bien des nuits que vous passez à mon chevet, en proie à des angoisses terribles. Oh ! Dieu est bien bon, il ne veut pas me faire mourir dans ces crises affreuses et il a hâté le moment de ma délivrance; car, je le sens, je n'ai plus longtemps à souffrir. »
Source : Gallica

Isabelle Julliard Une possédée en 1862, par Mlle Isabelle Julliard (1862)

La première fois que M. Delaage entra dans cette maison, il sentit ce malade ; et, avec une lucidité extraordinaire, il le dépeignit, ainsi que sa maladie, et, comme Jeanne, il prédit que sa mort n'était pas éloignée. Il fut heureux pour ce pauvre jeune homme que madame Albès soit venue à Paris dans cet intervalle, car elle fit tous ses efforts pour lui faire avoir les consolations de la religion; elle y réussit, et ce jeune malade put mourir dans les bras de Dieu.
Source : Gallica

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