Résumé

J.-E. Raclet Mes adieux à la ville de Valenciennes… (1819)

A LA VILLE DE VALENCIENNES.
APRES vingt-quatre ans de résidence dans une Ville qui fut si souvent témoin des persécutions que j'y ai éprouvées, la fatalité de mon étoile me force,
D'aller loin de ces lieux chercher un autre asile.
Cependant quels que soient les malheurs que j'aie ressentis, je vais prouver aux personnes respectables qui m'ont honoré de leur estime, j'oserai même dire de leur considération, pendant tout le temps que j'ai habité dans leurs murs, que je n'ai rien fait qui ne puisse être avoué par tout honnête homme.
Source : Gallica

J.-E. Raclet Mes adieux à la ville de Valenciennes… (1819)

Je ne devois pas m'arrêter en si beau chemin : je présentai ma requête comme Commissaire du Conseil général de la Commune de Nord-libre ; je fondois ma qualité sur le certificat que je produisis a l'appui, et j'eus le bonheur que tout réussit complètement; car, à trois heures du soir, je parfois de Douai pour Valent tiennes, porteur d'autant d'extraits du jugement (*) de mise en liberté qu'il y avoit de détenus.
Peu de jours après cet heureux résultat, je fus chargé par l'épouse d'un émigré de me rendre à Paris pour solliciter un sursis à l'enlèvement par réquisition de ses marchandises.
Source : Gallica

J.-E. Raclet Mes adieux à la ville de Valenciennes… (1819)

Un respectable Négociant de Valenciennes et moi fûmes les victimes de notre empressement a vouloir faire disparaître celui qui se voyoit au frontispice de l'avant-scène du théâtre de cette Ville. Depuis longtemps les honnêtes citoyens s'impatientoient de voir l'obstination de l' autorité locale à laisser subsister ce signe de la licence. On ne vouloit pas cependant manifester son mécontentement de manière à troubler la tranquillité publique ; on imagina d'employer les armes du ridicule.
Source : Gallica

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