Résumé

J.-L. Bertin De la liberté considérée dans ses rapports avec le christianisme… (1831)

C'est qu'il portait dans son sein ces germes divins de civilisation et d'anoblissement de l'espèce humaine, auxquels personne encore , maîtres ou esclaves, n'avait voulu ou n'avait pu songer.
En rappelant l'homme à la divinité de son origine et de sa vocation, en l'élevant de l'abjection de la brute à la dignité d'être moral et intelligent, le christianisme ne pouvait, manquer d'opérer des prodiges, sitôt que les esprits, fermés à la vérité depuis tant de siècles, se seraient comme ouverts à l'influence de sa céleste clarté.
Source : Gallica

J.-L. Bertin De la liberté considérée dans ses rapports avec le christianisme… (1831)

En tant qu'il agit et pense sans réaction sur le corps social, il est individu. En tant que ses actions et ses pensées réagissent sur le corps social, il est citoyen. Comme individu, il n'a que Dieu pour juge dans l'exercice de ses droits et l'accomplissement de ses devoirs : comme citoyen, outre Dieu , il a encore pour juge la société, qui peut, dans l'intérêt de tous, étendre les devoirs et restreindre les droits de chacun.
D'après ces principes , la liberté, comme droit essentiel de l'homme, est inaliénable et imprescriptible.
Source : Gallica

J.-L. Bertin De la liberté considérée dans ses rapports avec le christianisme… (1831)

Aussi les progrès de la civilisation et de l'émancipation humaine sont-ils toujours en rapport avec les progrès du christianisme. Partout où pénètre son influence, la jeune liberté remplace la vieille servitude. Et en pouvait-il être autrement sous l'empire d'une doctrine qui proclame que les hommes sont frères (1) , et qui veut pour tous la liberté que saint Paul réclamait avec tant d'énergie pour lui-même (2) ? Ouvrons l'histoire. Dès sa naissance, le christianisme ne demandé rien à la force, à la violence, tout à la conscience, à la conviction (4) .
Source : Gallica

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