Résumé

Portrait de Alexandre Guiraud Alexandre Guiraud Rapport fait au Comité de la traite et de l'esclavage…

L'esclave n'accepte pas les enseignements qu'on lui prodigue ; il les subit. Tout lui devient suspect dans le maître qui donne ; et supposant un intérêt même à la charité, il refuse son concours volontaire à tout progrès, car tout prend à ses yeux un, caractère d'oppression qui provoque sa résistance. L'esclavage est une position fausse, ou même contre nature, pour les deux parties ; et aucune des deux ne saurait en tirer de vrais avantages.
Il faut donc, il faut, en principe, comme base de tout progrès dans les destinées de nos colonies, il faut abolir l'esclavage.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Guiraud Alexandre Guiraud Rapport fait au Comité de la traite et de l'esclavage…

Je ne sais si je me trompe, Messieurs, mais il me semble, quelle que puisse être la diversité de nos croyances, que nous nous réunissons tous dans une même pensée, un même sentiment religieux ; que nous reconnaissons tous qu'il est des noms qui se rapprochent et s'allient d'eux-mêmes, et qu'il est impossible de parler de liberté sans éveiller en même temps comme un écho du nom de Dieu qui fait éclater, à la fois et avec tant de vibrations pour le coeur et l'intelligence, ces deux noms si sacrés à l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Guiraud Alexandre Guiraud Rapport fait au Comité de la traite et de l'esclavage…

Car, Messieurs, gardons-nous de l'oublier ici, il ne s'agit seulement pas d'affranchir les races nègres; il s'agit de les civiliser. La civilisation est le but, l'affranchissement n'est que le moyen.
Il faut donc que l'esclave, en devenant homme, passe de l'autorité absolue du maître sous l'autorilé légale de l'État. C'est l'État qui l'affranchit et qui devient par cela même son patron. Or, l'esclave récemment affranchi, est encore dans l'enfance de la liberté
Source : Gallica

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