Résumé

Lettre des nègres français aux libérateurs de Juillet… (1831)

Les coutumes de la Grèce ne différaient point en cela de celles des Romains, et encore aujourd'hui, il n'est pas rare de voir, dans les provinces soumises au sultan, des esclaves qui font le commerce pour leur compte; et disposent de leurs biens sous la protection de leur maître, qui n'exige d'eux qu'un tribut. Enfin, la nature même de l'esclavage, la seule force des choses, a introduit, dans les colonies françaises, de semblables modifications; et l'on voit quelques exemples de nègres qui finissent par triompher de la tyrannie des lois, et recouvrent à la fin leur liberté.
Source : Gallica

Lettre des nègres français aux libérateurs de Juillet… (1831)

Nous sommes nus, et les produits que nous tirons du sol , qui nous devraient mettre à même de nous vêtir, de nous meubler, de nous donner toutes les commodités de la vie, sont enfouis, dans les coffres de nos maîtres, sont destinés partie à acheter de nouveaux compagnons de notre misère, partie à s'amasser des trésors toujours perdus pour le commerce qu'ils font avec l'Europe.
Source : Gallica

Lettre des nègres français aux libérateurs de Juillet… (1831)

J'ai vu des milliers de nègres dont les épaules offrent à tous les regards les cicatrices des coups de fouet qu'ils ont repus. Pai vu une femme, le visage meurtri, sanglant, défigurée par les coups de bâton qu'elle avait repus de sa maîtresse; j'ai vu, chez un boulanger de la Basse-Terre, un enfant dont les épaules étaient sillonnées des traces sanglantes de plus de vingt coups de fouet
Source : Gallica

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