Résumé

Cazalis Lettre aux Français sur l'histoire romaine… (1861)

Auguste, si vous aimez votre pays, dit Agrippa en finissant, rendez-lui la liberté; mais avant que de quitter le pouvoir absolu que vous avez en ce moment, faites de si bonnes lois qu'elles retiennent tout le monde dans le devoir, et que personne n'ose troubler la paix que vous venez de donner à l'Empire. Rendez donc au peuple, et l'armée, et les magistratures, et les fonds publics ; car si vous le faites de vous-même, et
sans attendre qu'on vous l'arrache, quelle gloire et quelle sécurité pour vous !
Source : Gallica

Cazalis Lettre aux Français sur l'histoire romaine… (1861)

Tant que les sociétés demeurent, comme disait saint Paul, sous l'Empire de la loi, c'est le glaive et toujours le glaive qui règne : mais l'autre état pour elles, c'est au contraire un état d'indépendance; c'est ce sublime état de force et de sagesse, où, par le mérite d'une grande éducation donnée aux citoyens, sans que les lois aient à les menacer toujours, sans que l'autorité ait sans cesse à agir, la justice s'accomplit et l'harmonie dure. Un tel idéal, comme tout idéal, est, je crois, impossible à atteindre
Source : Gallica

Cazalis Lettre aux Français sur l'histoire romaine… (1861)

Les empereurs songeront à leur ambition; ils feront tout d'abord leurs affaires, et l'on voit alors des choses bien odieuses et bien capables de jeter une amertume sans nom au coeur des honnêtes gens. Pour rester toujours le plus fort, voilà le despotisme qui affaiblit sans cesse le pays. Ce sont les vices et la corruption d'un peuple qui ont appelé la tyrannie chez lui, et maintenant voilà la tyrannie qui nourrit magnifiquement ces vices, comme de bons amis dont elle a besoin, qui l'ont servie et la serviront encore.
Source : Gallica

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