Résumé

Joseph Beuf Procès et défense de Joseph Beuf… (1832)

Maintenant, si aidé du témoignage de l'histoire; si aidé du témoignage du fait; si aidé encore du témoignage irrécusable de 33 millions d'hommes, je parviens à prouver qu'il n'y a point eu d'assemblées primaires, point de congrès national constituant sorti des assemblées primaires, soutiendrez-vous avec l'accusateur public, que le roi tient des droits du voeu de la nation ? Soutiendrez-vous encore avec lui, qu'une nation a parlé quand elle n'a pas parlé ; qu'elle a exprimé des voeux alors qu'elle n'a rien dit?
Source : Gallica

Joseph Beuf Procès et défense de Joseph Beuf… (1832)

De vous, 150 mille, qui trouvez tout naturel de tenir en vasselage une nation de 33 millions d'hommes; de vous 150 mille , qui trouvez tout naturel d'imposer les prolétaires, de les assujettir à telle ou telle loi qu'il vous a convenu de commander à vos députés; de vous, 150 mille, qui trouvez tout naturel encore de les juger; bien que dans vos journaux, dans vos salons, dans vos cafés, vous ne sachiez pas même dissimuler l'horreur que vous inspirent leurs personnes et leurs doctrines, et qu'à vos yeux, ils ne soient tous que des hommes avides de pillage et d'assassinats !
Source : Gallica

Joseph Beuf Procès et défense de Joseph Beuf… (1832)

Toute la France vous a salué, dites-vous? Eh oui ! toute la France, moins les républicains, moins les légitimistes, moins les bonapartistes. — Pour ne parler ici que des républicains, ils firent en juillet un pénible sacrifice, car ils immolèrent leurs convictions aux assurances trompeuses du parti d'Orléans. La France devait être si heureuse sous Louis-Philippe! vous nous le promettez, dirent les républicains, elle sera heureuse et libre ! car, si non contens de la frustrer de ses droits, vous lui rendiez un jour ce qu'elle a voulu détruire, malheur à vous!
Source : Gallica

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