Résumé

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Rossel. Lettre à M. Saint-Genest sur le prétorianisme (1875)

Maintenant, Monsieur, l'armée, sa fonction sociale et son essence hiérarchique étant ainsi comprises et définies, vous confesserez sans nul doute avec moi que l'atteinte portée à sa discipline est d'autant plus grave et doit être d'autant plus sévèrement châtiée qu'elle vient de plus haut : — car la défection d'un caporal ou d'un capitaine ne peut guère détourner qu'une escouade ou une compagnie, tandis que la trahison d'un général entraîne toute une armée, voire même toute l'armée, et peut, d'un seul coup, perdre le pays.
Source : Gallica

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Rossel. Lettre à M. Saint-Genest sur le prétorianisme (1875)

Il faut donc à l'armée quelque chose de plus que ce que vous réclamez pour elle, Monsieur, et le sincère amour que vous portez à l'armée' n'est point assez exigeant. Il faut à l'armée un ciment moral qui tienne en agrégation ses molécules; il lui faut des idées générales qui soient solidaires de celles qui régnent dans l'État; il lui faut une organisation qui réponde à la constitution nationale elle-même ; il faut enfin que l'armée soit, non point une hiérarchie à part dans la société, mais la société elle-même, constituée en hiérarchie spéciale.
Source : Gallica

Portrait de Jules Amigues Jules Amigues Rossel. Lettre à M. Saint-Genest sur le prétorianisme (1875)

A votre avis, Monsieur, — autant du moins que je puis m'en rendre compte, — l'armée est une vaste hiérarchie, instituée pour la défense de l'État, et dont tous les membres, depuis le plus humble jusqu'au plus élevé, sont liés l'un à l'autre par une discipline qui doit être inflexible, immuable, inviolable, sacrée, parce qu'elle est la suprême et nécessaire garantie du salut social.
Source : Gallica

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