Résumé

Situation. Solution. Novembre 1870… (1870)

Tout bon citoyen, et je me crois de ce nombre, doit à son pays de lui dire ce qu'il croit être la vérité. Le temps est plus que venu de juger les hommes et les choses. Les événements se pressent, le dénouement s'approche. Nous n'en sommes plus aux ménagements, et alors qu'il s'agit de la vie de ceux qui nous sont chers, de l'avenir du pays et de ce qui reste de son honneur après Sedan, après Metz, il ne saurait nous satisfaire de nous endormir plus longtemps dans la plus coupable des inactions, dans le plus lâche des silences. — Parlons donc librement des hommes et des choses.
Source : Gallica

Situation. Solution. Novembre 1870… (1870)

M. Jules Favre eut dû veiller d'autant plus sur son langage, qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer. En cette circonstance, comme en d'autres, le Gouvernement de la défense nationale a trop oublié la spécialité de sa mission. Paris l'a nommé pour organiser sa défense, la France ne lui a pas confié ses destinées. Ce n'est pas à lui à traiter de la paix ni à en déterminer les conditions. Conclure un armistice pour Paris, c'est à quoi se bornent ses pouvoirs, et ce n'était pas en vérité la peine de les outrepasser pour nous créer un embarras de plus.
Source : Gallica

Situation. Solution. Novembre 1870… (1870)

Au milieu de cet atmosphère de niaiseries, de maladresse et de faiblesse dans laquelle il a vécu, M. E. Picard paraît avoir maintenu les traditions de l'esprit français. — Il a fait plus, paraît-il. Dans la nuit du 31 octobre, alors que ses collègues étaient pris à l'Hôtel-de-Ville, et que M. Flourens, renversant les encriers, promenait ses terribles bottes sur la table autour de laquelle le Gouvernement de la défense nationale se défendait aussi peu que possible, M. E. Picard qui ne s'était pas laissé prendre, aurait montré une décision calme, qu'à vrai dire, on n'attendait pas de lui.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature